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samedi 2 août 2014

Marguerites I




Détail


Détail



Détail




Huile sur toile 81 cm x 100 cm

Dans l'atelier













jeudi 24 octobre 2013

J'apprends à être...




Premier transfert *

Automne
feuille
orange
couleurs
forêts
herbes
champ
ciel
vent
son
image
montage.

J'apprends à filmer.
à monter les images avec du son.
à télécharger un logiciel, puis un autre.
Autodidacte, je galère pas mal...
Je suis apprentie,
depuis toujours,
j'apprends quelque chose,
ceci ou cela,
J'apprends à être.


En attendant de montrer mon film qui parle d'exil, j'ai monté une petite séquence récréative pour me donner du courage.







Deuxième transfert**


*+léger   -bonne qualité
** + lourd  +qualité (?)

mardi 24 septembre 2013

L'éternité


Légèreté, quelques secondes et puis s'en va, le vent, une brise, une nuée de migrateurs, une musique, quoi d'autre? attraper, mémoriser, lâcher, oublier, tracer. Quelques cordes à l'intérieur qui se mettent à l'unisson. Je jongle avec les différentes propositions des jours qui défilent, j'essaie de contrôler un peu quelque chose, sans succès, oh la la, sans succès... 

La maison près de la fontaine
couverte de vigne vierge et de toiles d'araignée
sentait la confiture et le désordre et l'obscurité.
L'automne, l'enfance, l'éternité... ici


dimanche 8 septembre 2013

vendredi 6 septembre 2013

lundi 25 mars 2013

Pegase




Les paroles d'un chant,

"la berceuse"

Marcel Khalife


Dors, dors, petite
Viens t'assoupir sur ce tapis
Viens t'endormir entre mes bras
Bientôt, mon soleil viendra
En nous se lèvera son amour
Viens te blottir entre mes bras
Dors, dors, petite
Viens t'assoupir sur ce tapis
Bientôt, ton papa viendra
Avec son noyau de soleil
Viens, doux oiseau
Tes cheveux noirs resplendissent
Celui qui t'aime t'embrassera
Celui qui te regarde s'épanouira
Dors, dors, petite.


vendredi 18 janvier 2013

Movimento

Des portes qui claquent,
des pas sur des marches en fer,
les couloirs du métro,
l'alarme,
les jambent qui s'agitent,
des visages,
des jeunes,
des moyens,
des vieux,
des peaux,
de toutes les couleurs,
des lèvres pâles,
ou colorées de rouges,
des ongles peints,
des talons hauts,
des talons bas,
des portables dans les mains,
des ordinateurs dans des sacoches,
des odeurs d'urine,
des regards perdus,
des corps qui sont partis d'un point,
pour aller vers un autre point,
le corps tendu et robotique,
la tête baissée, les épaules relevées,
les bras serrés contre les côtes, 
une main qui tient la doudoune vers le cou,
une main qui tient le sac vers la hanche,
des lumières dans la nuit,
qui ne s'éteindront pas jusqu'au matin,
ce monde qui bouge,
qui avance tel un compresseur, 
toujours en mouvement,
les voitures en mouvement,
les corps en mouvement,
les lèvres qui parlent en mouvement,
les doigts qui s'agitent sur les claviers en mouvement.
Les rues n'ont pas changé,
les silhouettes n'ont pas changé,
les sons n'ont pas changé,
Paris n'a pas changé.
Le souvenir de mes dernières escapades en solitaire remonte dans mes pieds,
dans mes jambes,
dans mon ventre,
dans mon tube digestif,
dans ma bouche.
Assise dans le métro, 
prise par la faim,
je croque des amandes avec énergie,
une dent trop vieille se casse,
me murmurant mon âge en ricanant
je mesure encore une fois ma traversée du temps,
mes lèvres esquissent un sourire.
Mes yeux restent secs.
J'attendrai mon retour,
mes retrouvailles avec le silence,
le regard posé sur l'éphémère beauté des végétaux,
sur la sagesse des écorces,
et la chaleur des larmes qui réussissent enfin à se frayer un chemin.


























Notes de mes visites à Paris 

Exposition "la Bohème" (l'article ici en fait une critique que j'approuve absolument)
"Vous pouvez me tuer, mais laissez-moi chanter ma chanson"
"Si tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens."
"De la souffrance est tressé tout ce qui est vivant"
"Ne te demande pas si tu dois mourir ou vivre, mieux vaut chanter"
"Ce n'est pas la destination mais la route qui compte."
"Nous ne voulons qu'une chose : laissez-nous suivre notre route"
Proverbes Rom

Exposition "Aux sources de la peinture aborigène"  ICI
Le temps du rêve:
Chaque homme vient d'un territoire créé par les ancêtres aux temps mythologiques.
Observation des signes offerts par la nature: un trou d'eau, une montagne, une rivière, chaque élément est remarquabe et signe le passage d'un ancêtre sur terre.
Pas de ligne d'horizon car il n'y a pas de séparation entre la terre et le ciel, pas plus qu'entre les artistes et leur terre.
Pas de lignes de perspectives. Des signes: traces d'animaux, traces de pas, nuages, points d'eau, haies de végétaux ou de baies sauvages.
Celui qui perd son rêve est perdu.


samedi 16 juin 2012

Silence des galaxies...


CCF16062012_00001

Rêver d'un champ de coquelicots.
La fleur qui me ramène à mon enfance,
des champs de blé,
la fleur tant aimée qui ne survivra pas à la cueillette.
Ce rouge inimitable qui me nourrit.
Je n'en ai pas encore vu cette année.
Ici, les marguerites à profusion.
Rêver d'être cette jeune fille ainsi vêtue, (inspiration  pour dessiner ce champ parsemé de coquelicots)
ainsi photographiée, ainsi aimée.
Projection...

Impressions,
sensations,
perceptions,
stimulations.
Regarder mon quotidien,
parfois, le détester et peut-être,
ne plus rien reconnaître de mon parcours.
Illusions,
déceptions.
Le soir venu, prendre un livre,
au hasard.
L'ouvrir,
au hasard.
Là, trouver une réponse,
pour enfin se coucher le sourire aux lèvres.


Notre existence durant, nous cultivons l'espoir de rencontrer à l'extérieur de nous cette perfection dont nous rêvons. Une idéologie! Une école ! Un maître ! Mais il arrive que ces modèles déçoivent. Tel ou tel détail dégrise. Telle "révélation" sur une personne admirée fait mal. Pourtant l'espoir indéracinable persévère : la perfection dont je rêve se trouve déjà réalisée quelque part, immuable... en dehors de moi !  Sans cesse avec au coeur cette attente lancinante, je titube d'une déception à l'autre. Jusqu'à ce qu'un cri me soit arraché : "Ce monde de lumière dont j'ai rêvé n'est-il donc nulle part? Partout j'ai cherché ces compagnons de route, ces êtres de lumière, je n'ai trouvé plus ou moins que des névrosés semblables à moi... Où est cet être debout ? Où sont-ils ?  A quels signes les reconnaîtrai-je ? "  Si je décris dans mon coeur l'un après l'autre ces signes infaillibles, voilà que je commence d'esquisser une réalité, de consteller un champ; Et soudain la voix à mon oreille : "Et qu'attends-tu pour le devenir Celui que tu attends?" Silence des galaxies... Et voilà que tout devient en moi silence. ....... ( ) ...... Je dois me mettre en marche, sachant que comme tous ceux qui m'ont précédée, je n'arriverai nulle part, que comme tous ceux qui sont partis avant moi, j'échouerai, que je vais vers ma défaite certaine et que pourtant - silence des galaxies - tout cela n'est pas le moins du monde triste. Personne n'exige de moi que je réussisse, mais seulement que je franchisse un pas en direction de la lumière. L'important n'est pas que je porte le flambeau jusqu'au bout, mais que je ne le laisse pas s'éteindre.

Extrait dans:
Christiane Singer
Où cours-tu? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi? Albin Michel, Page 110




jeudi 29 mars 2012

Saule joyeux

















Du vent,
du vert
le saule,
du rose,
le magnolia,
un alignement particulier de planète,
des étoiles plus scintillantes que d'habitude,
qui me réveillent la nuit,
quatre ans aujourd'hui,
pour Bianca,
et toujours autant d'émerveillement,
d'étonnement,
de sa venue parmi nous...

lundi 27 février 2012

Le nid et l'oiseau invisible
















Je ne sais pas si ça t'est déjà arrivé de le rencontrer,
mais c'est un peu comme un tour de magie:
en apparence, c'est simple comme bonjour, 
et pourtant il y a toujours une énigme qui plane,
comme un oiseau invisible dans un espace inconnu.
Il paraît que cet oiseau invisible s'appelle l'Esprit,
il est même tellement pur qu'on l'appelle parfois l'Esprit saint.
Quand il plane au-dessus d'un paysage,
le paysage devient beau et lumineux.
Quand il plane au-dessus de quelqu'un,
le quelqu'un est aussitôt éclairé.

Jade et les sacrés mystères de la vie, François Garagnon, page 22

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