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lundi 31 décembre 2012

Prendre de la hauteur



Cette année il se pourrait bien que ce soit celle de la GIRAFE!!!

Terre indienne vous envoie ses meilleurs voeux pour 2013!





Dessins à quatre mains

jeudi 8 décembre 2011

De hora in ab ante



Il y a trois semaines, un jeudi,
oui,
parce que le jeudi,
dorénavant*,
nous avons la possibilité d'être deux heures sans enfants.
Ce soir-là, donc,
nous avions vu un film.
Melancholia.
Depuis,
je ne regarde plus le ciel de la même manière,
surtout la nuit.
Et pourtant, "dieu" sait si je le regarde, le ciel!
J'ai gribouillé cette perturbation,
Elle, qui ne l'a pas vu mais qui écoute mon coeur,
a mis les couleurs qu'il fallait.
Et, pour tout vous dire,
même si j'aime le cinéma,
le jeudi soir,
je le consacrerai,
dorénavant*,
au tango argentin.

*De la locution latine "de hora in ab ante" (« à partir de cette heure »), qui a donné de or en avant en ancien français. Il prend la forme « Dores-en-avant » au XVIIe siècle.

Post edit: Ce film m'a beaucoup remuée. Je me suis identifiée au personnage de Justine, qui paraît malade aux yeux de tous, et qui finalement, est la seule adulte qui tient (tienne?) vraiment la route face à l'inévitable force cosmique qui vient frapper la terre. Le personnage de Claire m'a tout autant bouleversée. Je voulais dire, par ce billet, que le tango argentin m'apporte une belle énergie et joie de vivre, comparée à la "passivité" du cinéma. De plus, j'aime aller voir des films d'art et essai, qui sont beaux mais parfois forcément gais il faut bien l'admettre. Je continuerai à aller au cinéma, bien sûr, mais comme notre temps libre est compté, mon choix est définitivement celui de la joie et du plaisir pour ces deux heures. 


samedi 26 novembre 2011


Eps!
Le chameau dromadaire de l'autre jour,
je n'avais par remarqué,
c'était une chamelle dromadaire.
A'yest! Elle revient avec un petit bout d'choux. (bébé chameau, dromadaire, kangourou?)
et
un peu de soleil pour celles et ceux qui sont dans le brouillard.

Bianca avait demandé le dessin d'un chameau,
avec un bébé,
comme toujours,
j'ajoute le soleil,
j'en ai grand besoin,
un petit palmier sur une ligne d'horizon.
Elle a très rapidement mis du jaune,
mais ce qu'elle voulait surtout,
du bleu,
et tout en peignant,
m'expliquait que,
"il lui faut de l'eau"
à ce chameau.

Dans ces jours qui raccourcissent, j'admire la belle énergie solaire que garde cette enfant, malgré le brouillard, qui est finalement arrivé sur la colline aussi.


jeudi 17 novembre 2011







Je le trouve un peu arrogant,
un peu fier,
un peu solitaire,
un peu hermétique,
ce dromadaire-chameau.
Il avance,
dans ce désert,
ne regarde pas l'étoile.
Peut-être que non après tout...
Il a les yeux fermés,
sait se protéger d'une lumière trop forte,
l'étoile le suit et le guide.
Même lorsqu'il dort,
il connaît le chemin.
Tout dépend comment on le regarde.

"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux." Marcel Proust

lundi 17 octobre 2011

Lecture d'image


Je n'aime pas particulièrement analyser les images et leur sens disons psychologique. Ce n'est pas mon métier, et je préfère regarder si c'est "plastiquement" intéressant, pour reprendre les expressions des ateliers de peinture d'il y a for-for longtemps. Les couleurs, les formes, les traits qui se répondent et ne s'écrasent pas, regarder si la toile ou le dessin reste vivant, pas facile à vrai dire, parce que cela ne relève pas forcément d'une technique apprise mais d'un subtil mélange  d'intuition et de savoir-faire, avoir développé une "patte" comme on dit dans ce milieu.

Introduction faite. (rapidement).

Lorsque j'ai commencé l'enseignement des "arts pla" au collège, il y a for-for longtemps, ce qui m'avait le plus troublée c'était l'auto-annulation (mutilation) que les élèves donnaient à leur propre travail. Il fallait beaucoup de tact pour leur redonner confiance en eux-même. D'abord, leur donner des consignes claires, car il n'était pas question de leur demander "dessine-moi ceci ou cela", trop paralysant. Ils ne "savaient" plus.  Ils n'osaient plus ces gestes que l'on peut observer chez les petits enfants. Ils disaient que c'était "nul". Je leur avais interdit ce mot, je me souviens, leur expliquant que nul voulait dire rien, et que si il y avait quelque chose sur le papier, c'est donc que ce n'était pas nul. Je cherchais avec eux l'endroit du dessin, en utilisant un petit cadre, trouver la zone qui, de façon évidente, était belle et digne d'être admirée, une reconnaissance que je leur demandais à leur propre travail puis leur donner la mienne, l'adulte sur lequel ils avaient besoin de s'appuyer. Il y a toujours, même dans un barbouillage, un lieu, un endroit où la magie picturale opère, comme si notre part inconsciente se manifeste à cet endroit et que le tout est "juste", miraculeusement en place.

Souvenir de ce temps où j'enseignais (pour me raconter un peu, beaucoup, passionnément), c'est fait.

Et aujourd'hui, cette peinture à quatre mains m'a bouleversée... Cet extrait d'image que je vous présente au début, est ce que je recherche actuellement en peinture, quelque chose qui rejoint un peu les maîtres chinois ou japonais que j'admire, une force dans les noirs et ce rouge qui vient par petites touches, et ces éléments, pommes, feuilles, qui rejoignent le "tout" dans le "presque rien", bref, je me comprends et je vois là une piste de travail, que dis-je, une autoroute qui s'ouvre devant moi.

Confidences d'une peintre inconnue qui essaye de se faire comprendre, c'est dit.

Histoire de me contredire, puisque, au début, je dis ne pas aimer, ne pas vouloir, ne pas savoir, analyser les images et leur sens psychologique, je suis très troublée de cette "colorisation" de ma fille que j'ai envie d'appeler collègue aujourd'hui, car finalement, depuis quelques jours, nous collaborons à ce travail pictural et c'est épatant, je vous assure! Elle m'a demandé un arbre, avec des feuilles qui tombent et des pommes aussi, j'ai ajouté le soleil. Ce tronc noir, devenu presque invisible, et ce noir autour du soleil m'a intriguée. Je suis restée longtemps à regarder cette image, comme un miroir de ma situation familiale. Cette rupture, coupure avec ma famille natale, là, comme une éclaboussure devant mes yeux, et la promesse de cet arbre qui trouve malgré tout sa lumière, qui pousse verdoyant, qui donne du fruit voyez-vous? et ce soleil, qui repousse les nuages.

Voilà, c'était mon petit quart-d'heure divan, c'est fait.


 

samedi 15 octobre 2011

Chevrier

Chèvres dans la nuit
























Parfois,
certains jours,
à certains moments,
pour certaines raisons,
avec un certain aplomb,
les enfants choisissent du noir.

Je crois que, au départ elle voulait mettre de la peinture noire juste sur les chèvres qu'elle m'avait demandé de dessiner mais le support étant petit, format carte de visite, elle a élargi le geste du pinceau au-delà de la chèvre noire, recouvrant ainsi toute la surface. Elle demande tout le temps des chèvres au début de la "séance". Sur la colline encore un peu sauvage, nous recevons parfois la visite d'un troupeau voisin, elles sont si jolies, sauf lorsqu'elles viennent dévorer nos fleurs et nos légumes....

jeudi 13 octobre 2011

Dans la savane

























Ainsi naissait,
la savane.
Un matin d'automne,
dans une petite maison,
perchée au sommet d'une colline.
Tu dessines....
Une GIRAFE!!!!!
avec son bébé bien sûr,
et un ELEPHANT,
oh, c'est joli maman,
et des zèbres,
celui-là est petit, c'est un bébé,
fais une maman, grande,
où?
Au-dessus du bébé.
Mouais, pas super mes zèbres.
Je vais étudier tout ça.
J'ai commencé par le soleil,
elle a énuméré les animaux
qu'elle voulait me voir dessiner,
j'ai terminé par une ligne d'horizon et des palmiers,
elle a posé la couleur, tchac, tchac, tchic,
en quelques coups de pinceau,
voilà qui est fait.

A suivre...

mardi 11 octobre 2011

Dessine-moi un mouton










Elle me voit dessiner ce dessin.
Elle me dit qu'il est très beau (ça fera au moins un commentaire d'encouragement)
qu'elle veut, elle aussi, dessiner, le même,
puis mettre de la couleur "tom'toi".
J'installe la nappe pour protéger la table,
elle s'installe.
Je lui demande,
que vas-tu dessiner?
Un dessin tom'toi.
J'ai pensé, tiens on va collaborer:
Je dessine ce qu'elle me demande,
puis elle le colorise. (j'aime mieux que colorie)
Elle m'a demandé
des chèvres,
avec une maman chèvre et ses bébés.
Puis elle voulait
un mouton, une maman mouton. (une brebis ma chérie?)
Celle-là est méchante (celle de gauche)
Puis ses bébés.
(oui mais la maman elle est méchante)
J'en dessine une autre (celle de droite).
T'as pas fait la bouche.
Je dessine une bouche.
Très bien.
Ce sera donc une famille mouton,
à gauche, finalement, c'est un papa, gentil.
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