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jeudi 24 octobre 2013

J'apprends à être...




Premier transfert *

Automne
feuille
orange
couleurs
forêts
herbes
champ
ciel
vent
son
image
montage.

J'apprends à filmer.
à monter les images avec du son.
à télécharger un logiciel, puis un autre.
Autodidacte, je galère pas mal...
Je suis apprentie,
depuis toujours,
j'apprends quelque chose,
ceci ou cela,
J'apprends à être.


En attendant de montrer mon film qui parle d'exil, j'ai monté une petite séquence récréative pour me donner du courage.







Deuxième transfert**


*+léger   -bonne qualité
** + lourd  +qualité (?)

vendredi 6 septembre 2013

mercredi 1 mai 2013

Que s'ouvre le ciel




























J'aimerais quitter un peu ce sol,
aller faire un petit tour là-haut,
frapper à une ou deux portes,
dire et demander deux ou trois choses,
confier trois ou quatre soucis,
déposer quatre ou cinq chagrins,
danser cinq ou six musiques divines,
avec six ou sept anges,
alléger un peu ces sept ou huit kilos de contrariétés,
revenir transformée,
comme l'aigle royal qui plane dignement sur cette terre,
caresser de mes ailes les forêts en fleurs,
comme l'hirondelle,
quitter le lieu qui devient trop froid ou trop étroit,
traverser le ciel à tire-d'ailes,
partir, revenir, partir, revenir, partir, mourir, revenir.
J'sais pas, j'sais plus, j'y arrive plus.
J'sais pas, j'sais plus décoller, j'y arrive plus, à déployer mes ailes,
y m'en manque peut-être une?
Un oiseau avec une seule aile,
c'est maladroit,
ça crie un peu,
ça pioune,
c'est fragile,
ça ressemble plus à grand'chose,
ça vole plus,
ça demande juste un peu d'attention,
faut pas lui en vouloir,
faut pas le laisser comme ça.
Un nid douillet,
une chanson,
des mots doux,
quelques gouttes de rosée.


jeudi 25 avril 2013

Ordonnance



















































Partir.
Laisser la maison et ses habitants.
Prendre quelques trains.
Voyager seule, 
Prendre rendez-vous avec le mouvement.
Se laisser aller dans ces inconnus,
Bien tracer l'itinéraire.
A faire pendant 4 jours. 
Revenir.
et voir...

A renouveler en cas de symptômes persistants d'inertie.

J'ai vu le monde. J'ai écouté les humains, regardé leurs gestes, j'ai tout aimé, oh oui, cette humanité est vraiment belle vous savez,  même si, bon sang, mais que clapotez-vous, homos sapiens, sur ces claviers? mais qu'écoutez-vous les oreilles coupées du monde environnant, mais à qui parlez-vous avec vos téléphones, mais pourquoi ne regardez-vous pas cette gitane enceinte magnifiquement qui vient son ventre bombé près de vos visages qui se détournent pour l'éviter, parce qu'elle demande l'aumône, ça n'est pas un travail, hein, dit? Toi qui reçois un salaire ou un RSA, pourquoi ne lui donnerais-tu pas un petit sou, et si c'était aussi un travail, ça, tendre la main ? Les voyaient-ils, les voyaient-elles,  tous ces oiseaux qui volaient dans le sous-sol de la gare pour manger les miettes de pain des sandwichs pris entre deux trains. Oh que le monde est beau, même lorsque la pluie et le vent vous accueille à la gare de Marseille, fin avril, le soleil n'est pas là, mais comme la lumière est belle, dans ces rues qui racontent en quelques secondes des migrations passionnantes. Comme le corps d'une femme est beau lorsqu'il se meut avec grâce, au son d'un tango argentin. Comme les gens sont chaleureux, lorsque vous venez les voir et qu'ils vous attendent depuis si longtemps, un feu, un repas, un verre de vin et, où en es-tu dans ta vie? comment te débats-tu avec tout ça, et si tu me suivais un peu, là, dans ces arbres qui continuent à donner du fruit alors qu'ils sont coupés de leur état sauvage? 




lundi 25 mars 2013

Pegase




Les paroles d'un chant,

"la berceuse"

Marcel Khalife


Dors, dors, petite
Viens t'assoupir sur ce tapis
Viens t'endormir entre mes bras
Bientôt, mon soleil viendra
En nous se lèvera son amour
Viens te blottir entre mes bras
Dors, dors, petite
Viens t'assoupir sur ce tapis
Bientôt, ton papa viendra
Avec son noyau de soleil
Viens, doux oiseau
Tes cheveux noirs resplendissent
Celui qui t'aime t'embrassera
Celui qui te regarde s'épanouira
Dors, dors, petite.


vendredi 18 janvier 2013

Movimento

Des portes qui claquent,
des pas sur des marches en fer,
les couloirs du métro,
l'alarme,
les jambent qui s'agitent,
des visages,
des jeunes,
des moyens,
des vieux,
des peaux,
de toutes les couleurs,
des lèvres pâles,
ou colorées de rouges,
des ongles peints,
des talons hauts,
des talons bas,
des portables dans les mains,
des ordinateurs dans des sacoches,
des odeurs d'urine,
des regards perdus,
des corps qui sont partis d'un point,
pour aller vers un autre point,
le corps tendu et robotique,
la tête baissée, les épaules relevées,
les bras serrés contre les côtes, 
une main qui tient la doudoune vers le cou,
une main qui tient le sac vers la hanche,
des lumières dans la nuit,
qui ne s'éteindront pas jusqu'au matin,
ce monde qui bouge,
qui avance tel un compresseur, 
toujours en mouvement,
les voitures en mouvement,
les corps en mouvement,
les lèvres qui parlent en mouvement,
les doigts qui s'agitent sur les claviers en mouvement.
Les rues n'ont pas changé,
les silhouettes n'ont pas changé,
les sons n'ont pas changé,
Paris n'a pas changé.
Le souvenir de mes dernières escapades en solitaire remonte dans mes pieds,
dans mes jambes,
dans mon ventre,
dans mon tube digestif,
dans ma bouche.
Assise dans le métro, 
prise par la faim,
je croque des amandes avec énergie,
une dent trop vieille se casse,
me murmurant mon âge en ricanant
je mesure encore une fois ma traversée du temps,
mes lèvres esquissent un sourire.
Mes yeux restent secs.
J'attendrai mon retour,
mes retrouvailles avec le silence,
le regard posé sur l'éphémère beauté des végétaux,
sur la sagesse des écorces,
et la chaleur des larmes qui réussissent enfin à se frayer un chemin.


























Notes de mes visites à Paris 

Exposition "la Bohème" (l'article ici en fait une critique que j'approuve absolument)
"Vous pouvez me tuer, mais laissez-moi chanter ma chanson"
"Si tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens."
"De la souffrance est tressé tout ce qui est vivant"
"Ne te demande pas si tu dois mourir ou vivre, mieux vaut chanter"
"Ce n'est pas la destination mais la route qui compte."
"Nous ne voulons qu'une chose : laissez-nous suivre notre route"
Proverbes Rom

Exposition "Aux sources de la peinture aborigène"  ICI
Le temps du rêve:
Chaque homme vient d'un territoire créé par les ancêtres aux temps mythologiques.
Observation des signes offerts par la nature: un trou d'eau, une montagne, une rivière, chaque élément est remarquabe et signe le passage d'un ancêtre sur terre.
Pas de ligne d'horizon car il n'y a pas de séparation entre la terre et le ciel, pas plus qu'entre les artistes et leur terre.
Pas de lignes de perspectives. Des signes: traces d'animaux, traces de pas, nuages, points d'eau, haies de végétaux ou de baies sauvages.
Celui qui perd son rêve est perdu.


vendredi 7 septembre 2012





If you want to become whole, let yourself be partial. 

If you want to become straight, let yourself be crooked. 


If you want to become full, let yourself be empty. 


If you want to be reborn, let yourself die. 


If you want to be given everything, give everything up.


 ~ Tao Te Ching





*traduit  façon-façon ....

Si vous voulez devenir un tout, laissez-vous être partiel.
Si vous voulez devenir droit, laissez-vous être tordu.
Si vous voulez devenir plein, laissez-vous être vide.
Si vous voulez renaître, laissez-vous mourir.
Si vous voulez que tout vous soit donné, abandonnez tout.















vendredi 6 juillet 2012

Mutation








Chère Hirondelle!
Tu m'écris pour prendre un peu de mes nouvelles,
si je suis triste?
ou simplement en mutation,
parce que tu as remarqué que je suis silencieuse ici.
Ne t'inquiète pas, 
je vais bien.
Je voyage,
je me promène dans des zones anciennes et nouvelles,
je suis dans les constellations infinies du temps et de l'espace intérieur.
Lorsque j'en sors,
c'est pour m'imprégner des paysages extérieurs,
je prends de l'oxygène.
Ce célèbre poème que tu m'as envoyé en texte et en musique,
montre que tu as bien senti où je me trouve.
C'est certainement là aussi que tu es.
Permets que je partage ici cet instant musical,
et les mots d'Arthur Rimbaud.
Oui, par les soirs bleus d'été,
allons dans les sentiers,
picotés par les blés,
fouler l'herbe menue...


Sensation
Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue,
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la nature, heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud, 1870.


érieur,

lorsque j'en sors,

je m'imprègne des paysages qui m'entourent,

je prends de l'oxygène.

Ce poème de Rimbaud que tu m'as envoyé,

en texte et en musique,

montre que tu as bien senti où je me trouve.

C'est certainement là aussi que tu es.

Permets que je partage ici cette musique et les mots d'Arthur Rimbaud,

Oui,

par les soirs bleus d'été

allons dans les sentiers

picotés par les blés,

fouler l'herbe menue...








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