ce qu'elle fait,
dans sa vie,
des évènements forcément grands,
des rencontres avec des gens prodigieux,
bien sûr,
ses créations ici et là,
dans des grandes villes,
internationales,
bien sûr,
je lui pose des questions,
bien sûr,
et ma tête tourne, tourne, tourne, tourne,
face à cette agitation,
j'aimerais être en relation,
j'ose un "je", le mien,
je réalise que mon "je" n'a pas de place
dans son "je",
j'ai voulu forcer, enfoncer, risquer,
avouer mes doutes et ma faiblesse,
dire mon ordinaire,
et lui faire voir mon extra.
Une petite faille,
au moment du thé,
l'esquisse d'une larme
s'est présentée au coin d'une lèvre
pas encore en forme de goutte,
pas encore atteint l'oeil,
elle ne l'a pas laissée naître,
elle ne la laissera pas couler,
peut-être une prochaine fois,
la porte est juste entre-ouverte.
Quelques difficultés intérieures, en ce moment, à trouver ma place face à mon prochain, à cet autre. L'impression? que chacun cherche à être "je", qu'il y a peu de place pour le "tu", ce que tu es m'intéresses. J'avance sur ce chemin de la relation avec beaucoup de frustration. Alors je couds, j'agite mes doigts, pour ne pas me dissoudre complètement, pour me sentir exister certainement, pour trouver l'articulation avec ce monde. Voici ma dernière création pour une bébée de la famille du côté de mon mari. Ce modèle inventé, photographié ici, une création qui s'appellera comme celle pour qui elle a été créée, Maélie.


