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mardi 30 septembre 2014

Pêle-Mêle










Je lis, beaucoup.
Je réfléchis, trop.
J'agis, peu.
Je marche, souvent.
Je cherche, tous les jours.
Je me perds, je me trouve.


Quelques instants passés au bord d'un étang dans le Morvan.
Atelier Land art par une artiste, animation pour parents-enfants,
Au retour, je fais deux petits dessins. (inspirés du lieu et de la photographie ci-dessous)







Bianca, les voyant, se remémore l'instant passé au bord de l'étang et se précipite pour réaliser cette petite merveille qui me rappelle les miniatures persanes.
































Pssst, je ne suis plus trop sur les blogs, mais je vais tous les jours, un p'tit peu, sur facebook... Si vous avez un compte là-bas, on peut devenir des z'amis !   https://www.facebook.com/chg.dumont

vendredi 4 octobre 2013

L'aube enchantée





Je vais bien. L'Ecriture n'est pas habituée à dire simplement cela. Elle s'est souvent mise en quatre, en huit, en seize, c'est joli les chiffres, pour la Mélancolie ou l'Inquiétude. J'admire les textes et les images, créations textiles, poésie des amis blogueurs ou facebookiens... ah, important, de leur laisser un mot, pour qu'il le sache... ça sert à ça aussi, l'écriture. Mais il y a le monde au-delà/sans/loin de l'écran, heureusement. Je me promène et je tombe en amour de ces lumières automnale, la brume matinale au fond de la vallée, la lumière dorée des après-midi ensoleillés et voyez comme mes mots sont pauvres pour le dire.  Je regarde les dessins de mes enfants, Bianca qui est encore dans l'innocence du trait et Noé qui commence à avoir un sacré coup de crayon. Face à tous ces talents, ma foi, je me sens toute scrogneugneu. Alors je filme, comme si je peignais, des petites séquences de cette vie qui passe ou de ce temps que je traverse. Je pense aussi à Matisse qui disait à ses élèves que pour peindre, il fallait commencer par se couper la langue.

J'oubliais.... tous les soirs je danse!




Dessins de Bianca que j'ai "colorisé"...


jeudi 14 février 2013

Gribouille



La nature à chaque instant s'occupe de votre bien-être. Elle n'a pas d'autre fin. Ne lui résistez pas
Henry David Thoreau


Sur du papier, laisser les traits s'articuler, s'entremêler, tricoter un univers.
Sur le chemin, laisser les pas s'imprimer dans la boue.
Sur la neige, laisser son regard s'imprégner de l'immensité du blanc immaculé,
puis joyeusement, 
avancer sur cette surface vierge,
se sentir pinceau, encre, instrument d'un dess(e)in.
rejoindre les empreintes du chat qui est passé bien plus tôt ce matin.




Dessin à quatre mains, avec Bianca



lundi 31 décembre 2012

Prendre de la hauteur



Cette année il se pourrait bien que ce soit celle de la GIRAFE!!!

Terre indienne vous envoie ses meilleurs voeux pour 2013!





Dessins à quatre mains

jeudi 20 septembre 2012

Dessin de Bianca, 4 ans
A une dizaine de kilomètres en bas de la colline,
il y a une petite ville,
dans cette ville,
il y a un supermarché,
à côté de lui,
une pompe à essence,
non loin d'elle,
une maisonnette de plein-pied,
neuve,
je n'y repère pas de poésie architecturale,
un jardinet autour, 
très structuré,
qui respire l'ordre,
entouré d'une clôture métallique assez vilaine,
mais pratique.
Une séparation entre le propriétaire et le monde?
Une barrière contre les chats?
Une limite rassurante?

Ce n'est pas la première fois que je le remarque, ce vieil homme (parlé de lui ICI). J'aimerais connaître son premier regard du matin, va-t-il d'abord admirer ses précieuses plantations, ou plutôt se préparer un café que j'imagine avec de la chicorée? J'aimerais le regarder faire ses premiers gestes, apprendre de sa "méthodicité", quelque chose dans sa gestuelle me plaît, sa façon d'accomplir ses tâches quotidienne, avec tranquillité; peut-être même avec un certain bonheur. Lorsque je le regarde, il me rassure, me fait penser que la vie peut être ainsi, simple et calme, juste prendre soin de son petit coin. Sa peau est lumineuse et son corps sans graisse inutile,  un peu fatigué, mais serein.

Aujourd'hui, j'étais à pied. Ma voiture garée plus loin, sur la place devant la salle des fêtes. Ainsi j'ai pu le voir sans l'écran de mon pare-brise, alors que je marchais avec mon cabas dans la main droite. Il était assis sur une chaise, devant sa maison, côté terrasse, côté pompe à essence.  Il y avait un panier d'osier sur ses genoux, un autre à terre, ses mains qui s'agitaient autour de quelque chose, 
fruit à noyau?
noisette?
légumes à égrainer?
Respectant son territoire, je ne me suis pas attardée, je l'ai juste salué.
C'est un début.

Dessin de Bianca




Dessin à quatre mains, je dessinais une maison et une barrière et elle a continué

vendredi 20 avril 2012

Equation


Peinture = plaisir = outils = joie = musique = couleur = forme

Voilà ce que j'ai écrit sans réfléchir ce matin en publiant et partageant cet album photos sur facebook. 
En le relisant ce soir, je réalise que c'est assez cohérent (enfin, pour moi et mon esprit du vendredi soir).
C'est bien de faire les choses sans trop réfléchir parfois.

Moment de peinture, une base de dessin à quatre mains sur rouleau, suivant le thème du potager, inspiration de ce travail ici détourné à notre façon.

Pour mettre la bonne humeur dans la maison, alors que la pluie continuait à battre les vitres, la peinture a été réalisée en musique, un groupe latino découvert ici.

Et cela a permis de faire ceci,























jeudi 8 décembre 2011

De hora in ab ante



Il y a trois semaines, un jeudi,
oui,
parce que le jeudi,
dorénavant*,
nous avons la possibilité d'être deux heures sans enfants.
Ce soir-là, donc,
nous avions vu un film.
Melancholia.
Depuis,
je ne regarde plus le ciel de la même manière,
surtout la nuit.
Et pourtant, "dieu" sait si je le regarde, le ciel!
J'ai gribouillé cette perturbation,
Elle, qui ne l'a pas vu mais qui écoute mon coeur,
a mis les couleurs qu'il fallait.
Et, pour tout vous dire,
même si j'aime le cinéma,
le jeudi soir,
je le consacrerai,
dorénavant*,
au tango argentin.

*De la locution latine "de hora in ab ante" (« à partir de cette heure »), qui a donné de or en avant en ancien français. Il prend la forme « Dores-en-avant » au XVIIe siècle.

Post edit: Ce film m'a beaucoup remuée. Je me suis identifiée au personnage de Justine, qui paraît malade aux yeux de tous, et qui finalement, est la seule adulte qui tient (tienne?) vraiment la route face à l'inévitable force cosmique qui vient frapper la terre. Le personnage de Claire m'a tout autant bouleversée. Je voulais dire, par ce billet, que le tango argentin m'apporte une belle énergie et joie de vivre, comparée à la "passivité" du cinéma. De plus, j'aime aller voir des films d'art et essai, qui sont beaux mais parfois forcément gais il faut bien l'admettre. Je continuerai à aller au cinéma, bien sûr, mais comme notre temps libre est compté, mon choix est définitivement celui de la joie et du plaisir pour ces deux heures. 


samedi 26 novembre 2011


Eps!
Le chameau dromadaire de l'autre jour,
je n'avais par remarqué,
c'était une chamelle dromadaire.
A'yest! Elle revient avec un petit bout d'choux. (bébé chameau, dromadaire, kangourou?)
et
un peu de soleil pour celles et ceux qui sont dans le brouillard.

Bianca avait demandé le dessin d'un chameau,
avec un bébé,
comme toujours,
j'ajoute le soleil,
j'en ai grand besoin,
un petit palmier sur une ligne d'horizon.
Elle a très rapidement mis du jaune,
mais ce qu'elle voulait surtout,
du bleu,
et tout en peignant,
m'expliquait que,
"il lui faut de l'eau"
à ce chameau.

Dans ces jours qui raccourcissent, j'admire la belle énergie solaire que garde cette enfant, malgré le brouillard, qui est finalement arrivé sur la colline aussi.


jeudi 17 novembre 2011







Je le trouve un peu arrogant,
un peu fier,
un peu solitaire,
un peu hermétique,
ce dromadaire-chameau.
Il avance,
dans ce désert,
ne regarde pas l'étoile.
Peut-être que non après tout...
Il a les yeux fermés,
sait se protéger d'une lumière trop forte,
l'étoile le suit et le guide.
Même lorsqu'il dort,
il connaît le chemin.
Tout dépend comment on le regarde.

"Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux." Marcel Proust

mardi 8 novembre 2011

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Peinture à quatre mains



Novembre,
les couleurs qui s'éteignent peu à peu,
qui s'allument aussi, d'une certaine manière.
Solitude sur la colline,
je descends.
Un rendez-vous matinal au collège
avec la professeure principale de mon fils cadet.
Je regarde, suis comme une extra-terrestre toutes antennes dehors,
me reconnecte au monde.
Sous prétexte de parler scolarité,
je suis heureuse d'être en face d'êtres humains.
Mes semblables,
là-haut,
me manquent trop.
Il faudra trouver une solution,
pour que cela change.
Je veux dire la solitude.
Car, pour mon fils, tout va bien.
Juste une mise au point.
Puis je pars chercher de l'essence,
quelques courses,
un détour pour prolonger le plaisir de rouler,
ma petite somnole à l'arrière,
je traverse les forêts encore dorées,
rousses,
la lumière est particulièrement belle,
de la brume ou des gouttelettes,
un soleil qui pointe son rayon,
nous écoutons, à la radio, par hasard

La seiche, 
de Maryline Desbioles...
Je suis fatiguée..
Tant d'excitation déplacée...
Je voudrais que tout soit déjà consommé,
que tout soit fini et bien fini,
que je puisse siroter un livre au creux de mon lit,
je sais tellement bien que même si tout marche impeccablement
cela ne sera pas aussi parfait que j'aurais voulu.
Il faut du courage pour ne pas craindre l'imperfection.
Du courage chaque jour que Dieu fait pour ne pas craindre que,
malgré tous nos efforts
toutes nos débauches de gestes
toutes nos allées et venues
toutes nos paroles, nos mises au point,
si peu nous appartiennent
si peu nous ressemblent
car c'est l'exacte ressemblance à notre image
qu'on appelle la perfection





Les climats,
les saisons,
les sons,
les couleurs,
l'obscurité,
le lumière,
les éléments,
les aliments,
le bruit,
le silence,
le mouvement,
le repos,
tout agit sur notre machine, et sur notre âme.
Jean-Jacques Rousseau
Extrait de 
Les confessions




lundi 17 octobre 2011

Lecture d'image


Je n'aime pas particulièrement analyser les images et leur sens disons psychologique. Ce n'est pas mon métier, et je préfère regarder si c'est "plastiquement" intéressant, pour reprendre les expressions des ateliers de peinture d'il y a for-for longtemps. Les couleurs, les formes, les traits qui se répondent et ne s'écrasent pas, regarder si la toile ou le dessin reste vivant, pas facile à vrai dire, parce que cela ne relève pas forcément d'une technique apprise mais d'un subtil mélange  d'intuition et de savoir-faire, avoir développé une "patte" comme on dit dans ce milieu.

Introduction faite. (rapidement).

Lorsque j'ai commencé l'enseignement des "arts pla" au collège, il y a for-for longtemps, ce qui m'avait le plus troublée c'était l'auto-annulation (mutilation) que les élèves donnaient à leur propre travail. Il fallait beaucoup de tact pour leur redonner confiance en eux-même. D'abord, leur donner des consignes claires, car il n'était pas question de leur demander "dessine-moi ceci ou cela", trop paralysant. Ils ne "savaient" plus.  Ils n'osaient plus ces gestes que l'on peut observer chez les petits enfants. Ils disaient que c'était "nul". Je leur avais interdit ce mot, je me souviens, leur expliquant que nul voulait dire rien, et que si il y avait quelque chose sur le papier, c'est donc que ce n'était pas nul. Je cherchais avec eux l'endroit du dessin, en utilisant un petit cadre, trouver la zone qui, de façon évidente, était belle et digne d'être admirée, une reconnaissance que je leur demandais à leur propre travail puis leur donner la mienne, l'adulte sur lequel ils avaient besoin de s'appuyer. Il y a toujours, même dans un barbouillage, un lieu, un endroit où la magie picturale opère, comme si notre part inconsciente se manifeste à cet endroit et que le tout est "juste", miraculeusement en place.

Souvenir de ce temps où j'enseignais (pour me raconter un peu, beaucoup, passionnément), c'est fait.

Et aujourd'hui, cette peinture à quatre mains m'a bouleversée... Cet extrait d'image que je vous présente au début, est ce que je recherche actuellement en peinture, quelque chose qui rejoint un peu les maîtres chinois ou japonais que j'admire, une force dans les noirs et ce rouge qui vient par petites touches, et ces éléments, pommes, feuilles, qui rejoignent le "tout" dans le "presque rien", bref, je me comprends et je vois là une piste de travail, que dis-je, une autoroute qui s'ouvre devant moi.

Confidences d'une peintre inconnue qui essaye de se faire comprendre, c'est dit.

Histoire de me contredire, puisque, au début, je dis ne pas aimer, ne pas vouloir, ne pas savoir, analyser les images et leur sens psychologique, je suis très troublée de cette "colorisation" de ma fille que j'ai envie d'appeler collègue aujourd'hui, car finalement, depuis quelques jours, nous collaborons à ce travail pictural et c'est épatant, je vous assure! Elle m'a demandé un arbre, avec des feuilles qui tombent et des pommes aussi, j'ai ajouté le soleil. Ce tronc noir, devenu presque invisible, et ce noir autour du soleil m'a intriguée. Je suis restée longtemps à regarder cette image, comme un miroir de ma situation familiale. Cette rupture, coupure avec ma famille natale, là, comme une éclaboussure devant mes yeux, et la promesse de cet arbre qui trouve malgré tout sa lumière, qui pousse verdoyant, qui donne du fruit voyez-vous? et ce soleil, qui repousse les nuages.

Voilà, c'était mon petit quart-d'heure divan, c'est fait.


 

samedi 15 octobre 2011

Chevrier

Chèvres dans la nuit
























Parfois,
certains jours,
à certains moments,
pour certaines raisons,
avec un certain aplomb,
les enfants choisissent du noir.

Je crois que, au départ elle voulait mettre de la peinture noire juste sur les chèvres qu'elle m'avait demandé de dessiner mais le support étant petit, format carte de visite, elle a élargi le geste du pinceau au-delà de la chèvre noire, recouvrant ainsi toute la surface. Elle demande tout le temps des chèvres au début de la "séance". Sur la colline encore un peu sauvage, nous recevons parfois la visite d'un troupeau voisin, elles sont si jolies, sauf lorsqu'elles viennent dévorer nos fleurs et nos légumes....

jeudi 13 octobre 2011

Dans la savane

























Ainsi naissait,
la savane.
Un matin d'automne,
dans une petite maison,
perchée au sommet d'une colline.
Tu dessines....
Une GIRAFE!!!!!
avec son bébé bien sûr,
et un ELEPHANT,
oh, c'est joli maman,
et des zèbres,
celui-là est petit, c'est un bébé,
fais une maman, grande,
où?
Au-dessus du bébé.
Mouais, pas super mes zèbres.
Je vais étudier tout ça.
J'ai commencé par le soleil,
elle a énuméré les animaux
qu'elle voulait me voir dessiner,
j'ai terminé par une ligne d'horizon et des palmiers,
elle a posé la couleur, tchac, tchac, tchic,
en quelques coups de pinceau,
voilà qui est fait.

A suivre...

mardi 11 octobre 2011

Dessine-moi un mouton










Elle me voit dessiner ce dessin.
Elle me dit qu'il est très beau (ça fera au moins un commentaire d'encouragement)
qu'elle veut, elle aussi, dessiner, le même,
puis mettre de la couleur "tom'toi".
J'installe la nappe pour protéger la table,
elle s'installe.
Je lui demande,
que vas-tu dessiner?
Un dessin tom'toi.
J'ai pensé, tiens on va collaborer:
Je dessine ce qu'elle me demande,
puis elle le colorise. (j'aime mieux que colorie)
Elle m'a demandé
des chèvres,
avec une maman chèvre et ses bébés.
Puis elle voulait
un mouton, une maman mouton. (une brebis ma chérie?)
Celle-là est méchante (celle de gauche)
Puis ses bébés.
(oui mais la maman elle est méchante)
J'en dessine une autre (celle de droite).
T'as pas fait la bouche.
Je dessine une bouche.
Très bien.
Ce sera donc une famille mouton,
à gauche, finalement, c'est un papa, gentil.
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