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samedi 5 octobre 2013

De l'autre côté

Sarah Moon, from Coincidences 2001, Two Girls with Necklaces, 2001.











L'atelier de Sarah Moon ICI
France Inter
A la 11ème minute et 56 secondes:

L'opportunité a fait que j'ai eu envie de passer de l'autre côté
J'ai commencé en photographiant mes collègues mannequins
A trouver un écho entre moi et le monde
A essayer de prendre cet écho et de le...
oui, c'est une résonance

Une feuille de contact
une bobine de 36 poses
C'est Le Journal d'un photographe

Depuis 20 ans, je fais presque toujours la(es) même(s) photo(s).
Une photo de mode
Une robe, une femme
ou plutôt 
une femme une robe
dedans
dehors 
debout
assise
plus près 
plus loin
A l'ombre ou au soleil
l'été l'hiver
peu importe

Je pense aux femmes blondes dans certains vieux films allemands que j'ai aimés et de nouveau je suis entraînée et tout au long de la journée on se raconte des histoires qui ne seront jamais tournées, juste effleurées.




vendredi 13 septembre 2013

Certaines n'avaient jamais vu la mer





C'est quoi un atelier?

Un lieu pour mettre en oeuvre. 
Pour se calmer. 
Pour fermer la porte au monde et l'ouvrir sur un autre, ni meilleur ni moins bon. Juste un autre monde. 
Le mien est tout petit, pour l'instant. 
Je suis toute petite à l'intérieur, pour l'instant. 
J'ai jeté les premiers cailloux. 
Je travaille sur plusieurs pistes. 
Il y en a une, plus particulièrement que je note ici, aujourd'hui:

Un dessin "automatique":
Il s'agit de laisser son crayon aller sur la feuille de papier. C'est venu comme ça, hier. Pas du tout un truc-muche appris aux beaux-arts, évidemment... Je dois désapprendre, encore et encore.

Des personnages émergent, parfois. Ou des plantes, des courbes, des ronds, qui ne veulent rien raconter d'abord. 
Je laisse sortir.

Cet instant d'atelier de ce jour: 
Des femmes sur un bateau.
"Certaines n'avaient jamais vu la mer" de Julie Otsuka. 
J'ai "kiffé" sur ce titre à la bibliothèque, alors je l'ai pris, et je le lis. 
Et les voilà qui sortent au bout de mes doigts.

"L'histoire est celle de ces Japonaises qui ont quitté leur pays au début du XXe siècle pour épouser aux Etats-Unis, un homme qu'elles n'ont pas choisi. Après une rude traversée de l'océan Pacifique, elles les rencontrent pour la première fois. Celui pour lequel elles ont tout abandonné, dont elles ont tant rêvé et qui va tant les décevoir. A la façon d'un choeur antique, leurs voix s'élèvent et racontent leurs vies d'exilées... Une véritable clameur jusqu'au silence de la guerre. Et l'oubli."





lundi 5 août 2013

D'Est en Ouest










Je n'ai pas aimé préparer les valises, ni quitter ma maison. J'ai aimé rouler sur ces nationales interminables qui devaient nous mener au bout du bout, vers cette côte française au bord de l'océan Atlantique. J'ai aimé habiter quelques jours à côté de l'immensité de l'eau, malgré la petite route de la corniche vendéenne qui passait devant, entre la mer et notre maison, ma foi, rien n'est parfait. Je n'ai pas aimé  nos rythmes et nos envies si différentes mais par moment, j'aurais voulu retenir le temps pour que les figures de cette petite équipe que nous formions ne s'effacent pas, garder tel quel l'instant où les esprits enfin s'accordaient, parce que c'était vraiment chouette d'être nous. J'ai commencé à filmer. Je suis maladroite et timide, si vous saviez. Ces premières images, je vais les assembler, les monter avec du texte et de la musique, ce sera un début, assouvir ce besoin qui n'a jamais été comblé, ce rêve d'adolescente, allez, réalise-le ce film, quel qu'il soit, ça ira mieux après! Nous ne sommes pas restés longtemps, 7 petits jours, c'est si peu. Chaque matin, je me réveillais tôt. Peur de ne pas réussir à vivre pleinement l'OCEAN. Les autres dormaient jusqu'au milieu de la matinée. C'est cela même qui n'est pas au point dans ma vie ici, en Bourgogne, je m'endors.  Je vis comme si rien n'allait jamais s'arrêter, alors je ronronne. Une intemporalité illusoire qui me joue des tours. Lorsque je suis en terrain neuf, mes cellules se réveillent, mes yeux veulent voir, mes oreilles entendent mieux, mon corps bouge, du matin au soir, parce que je sais que ce n'est pas éternel, que cela m'échappe déjà et cela, oui, me rend VIVANTE!!! Mes sens en éveil, mon coeur est ouvert, je regarde le monde et les humains qui m'entourent avec confiance et je suis souvent enjouée d'un petit rien. Ce territoire  vierge de tous souvenirs d''enfance me soulage. Je suis née au bord du lac Léman en Suisse, grandi les pieds dans l'eau et la vue sur les montagnes d'en face et alentours, de tous côtés des cimes qui protègent et enferment. Face à la mer, l'absence de frontière visuelle me libère et me donne, il faut bien le dire le vertige.  J'ai aimé chaque lever du soleil, chaque coucher, et j'ai posé la question à ma destinée, en regardant le ciel étoilé, "mais pourquoi m'emmènes-tu toujours plein ouest, dis-le moi, alors que depuis petite, l'Orient et les pays du Soleil Levant me font rêver?" Je n'ai pas aimé rentrer et défaire mes valises mais l'étoile m'a donné une réponse ici qui, quand bien même je suis loin d'être une Déesse, me donne un peu de sens à cette trajectoire que je suis un peu malgré moi depuis un bon nombre d'années :

L'Ouest est le pays du soir, de la vieillesse, de la course descendante du soleil, de l'endroit où il va disparaître dans sa maison. Les années maison y sont donc domiciliées. C'est le côté des femmes, le côté du déclin ; Vénus, comme le soleil, y disparaît. Quetzalcoatl s'y sacrifie pour renaître à l'Est. On l'appelle le pays des brumes, c'est la porte du mystère, du non manifesté, l'en deçà et l'au-delà. Mais les brumes entraînent l'idée de pluie, et donc de fécondité et de fertilité. Aussi les Déesses Mères résident à l'Ouest, où elles ont établi leur jardin, qui est le pendant de celui de Tlaloc, dieu des pluies, à l'Est. Là aussi réside le dieu du Maïs, qui se manifestera à l'Est. Là, enfin, se trouve la déesse des Fleurs et les Poissons de Chalchiuitl ou d'Eau précieuse ou de Pierre précieuse, dans lesquels se résume tout le complexe symbolique qui rassemble l'eau bleu-vert de l'émeraude et du jade, les pluies fécondantes, semence céleste, et le sang naissant, offert au soleil pour sa régénérescence. 




Sushi by Cocoon,
 where the oceans end

In the morning I’ll go down the graveyard
To make sure you’re gone for good
To make sure you won’t hurt again
May you rest in peace
Poney riding, sushi cooking
May you be where you wanted
Oh we talked about it
After 1 or 2 beers
And the worst days that life brings
All the bad movies and all the earthquakes
All the worst days are just buried into the snow
Holy water
Plastic flowers
Well you got what you got what you are
Always running after, always running after
And the worst days that life brings
All the bad movies and all the earthquakes
All the worst days are just burried into the snow
And the worst days that life brings
All the bad movies and all the earthquakes
All the worst days I’ve just burried into the snow

lundi 25 mars 2013

Pegase




Les paroles d'un chant,

"la berceuse"

Marcel Khalife


Dors, dors, petite
Viens t'assoupir sur ce tapis
Viens t'endormir entre mes bras
Bientôt, mon soleil viendra
En nous se lèvera son amour
Viens te blottir entre mes bras
Dors, dors, petite
Viens t'assoupir sur ce tapis
Bientôt, ton papa viendra
Avec son noyau de soleil
Viens, doux oiseau
Tes cheveux noirs resplendissent
Celui qui t'aime t'embrassera
Celui qui te regarde s'épanouira
Dors, dors, petite.


lundi 11 mars 2013

Emprunter


C'est un extrait d'une image vue sur mon FB. Je suis "amie" avec une inconnue russe et ne sais plus pourquoi ni comment ce lien s'est fait. La photo que j'avais découvert ce jour-là m'avait aspirée. J'ai recadré la partie qui m'intéressait. 

Comme deuxième emprunt, voici un extrait d'une lecture extrêmement bénéfique, auteur découvert sur le blog "plumes d'ange".

Vivre dans une conscience pleinement éveillée n'est pas encore un état naturel pour notre espèce, qui est pourtant déjà capable de contempler et d'analyser sa propre histoire. Mais ne désespérons pas. Nous nous inscrivons dans une évolution : nous devons effacer de vieilles empreintes dont l'origine remonte parfois à la nuit des temps. Développer notre spiritualité nous demande toujours un effort. C'est la raison pour laquelle il n'existe pas de chemin spirituel qui ne soit aussi une discipline et une pratique. Notre discipline pourrait être la promesse de nous engager à ouvrir nos yeux et à observer qui nous sommes avec objectivité et compassion. Notre pratique serait alors d'accepter l'ombre et la lumière qui nous habitent et transformer la peur qui nous sépare des autres en un amour qui nous unirait à eux sans condition. Chaque fois que nous jugeons, que nous prenons parti et que nous condamnons, nous alimentons l'énergie de la guerre. Chaque fois que nous nous donnons la peine de comprendre, nous accroissons l'énergie de la paix.

Thierry Janssen "Vivre en Paix"




Merci pour vos passages sur Terre indienne. Des visiteurs(euses) viennent régulièrement chaque jour malgré le fait que je ne publie plus beaucoup. 



jeudi 14 février 2013

Gribouille



La nature à chaque instant s'occupe de votre bien-être. Elle n'a pas d'autre fin. Ne lui résistez pas
Henry David Thoreau


Sur du papier, laisser les traits s'articuler, s'entremêler, tricoter un univers.
Sur le chemin, laisser les pas s'imprimer dans la boue.
Sur la neige, laisser son regard s'imprégner de l'immensité du blanc immaculé,
puis joyeusement, 
avancer sur cette surface vierge,
se sentir pinceau, encre, instrument d'un dess(e)in.
rejoindre les empreintes du chat qui est passé bien plus tôt ce matin.




Dessin à quatre mains, avec Bianca



mardi 25 décembre 2012

12 PETITS MOIS











Il ne nous manque que d'être disponibles à la grâce.
De la lune montante, encore maigre mais à vive clarté, 
à l'aube du jour suivant où tomba brusquement une gelée blanche aussi épaisse que la neige,
du plein midi immobile au couchant rose,
de l'eau claire de la rivière aux arbres nets et complexes,
rien n'a altéré la somptuosité du jour.




La nuit n'est tombée qu'à six heures.
Les jours augmentent:
les douze petits mois de la nuit sont finis.
Il faut entamer le gâteau de l'an. 





Trois cent soixante bouchées. 
A chacune son goût, ses arrières-goûts, ses amertumes, son miel, sa nuit, ses demi-lumières.
Nous monterons lentement vers le zénith de l'an,
de nous-mêmes peut-être, 
vers les solstices du coeur, 
les équinoxes de l'âme où l'équilibre un instant s'installe pour basculer.On dit: chercher Dieu
 mais si c'était lui qui nous cherchait et nous tendait des pièges à travers la chair admirable?
Si l'infini tentant de pénétrer le fini, 
si l'éternel perceptible dans le mortel, cette approche du feu, 
simple approche,
idée qui seule suffit à enflammer, si cela n'était pas rarissime mais multiple
et offert tout au long des jours? 
Pour peu que nous soyons dociles 
il nous serait possible de soulever un coin du voile 
et de comprendre un peu, très peu.







TEXTE:
"Du 26-XII-97 au 6-I-98
Marie Rouanet
Douze petits mois"
ILLUSTRATION:
Christiane Gruaz Dumont

mercredi 7 novembre 2012

Les ailes du désir





 






 

 



Des immeubles,
hauts,
des voitures,
bruyantes,
des bus,
dans un sens,
dans l'autre,
monter dans celui-ci,
descendre au bon endroit,
marcher.
Aller aux lieux choisis.
Tout est comme avant,
rien n'est comme avant.
Quinze ans d'absence.
Me reconnaissez-vous?
De passage, juste de passage.
J'ai envie de te le dire,
à toi, passante et à toi,
ma voisine de bus pour un court instant.
Je pourrais vous raconter,
ce qui m'a fait venir dans cette ville,
cette invitation,
ce prétexte pour passer la frontière.
Retour d'exil.
Etrangère.
Quelques heures seulement,
un jour, une nuit, un jour,
bien assez,
trop peut-être.
Je reprends le chemin de l'exil.
De retour en France,
fatiguée,
je me plonge dans

les rêveries du promeneur solitaire :

Première promenade

Me voici donc seul sur la terre, n'ayant plus de frère, de prochain, d'ami, de société que moi-même. Le plus sociable et le plus aimant des humains en a été proscrit par un accord unanime. Il s ont cherché dans les raffinements de leur haine quel tourment pouvait être le plus cruel à mon âme sensible, et ils ont brisé violemment tous les liens qui m'attachaient à eux. J'aurais aimé les hommes en dépit d'eux-mêmes. Ils n'ont pu qu'en cessant de l'être se dérober à mon affection. Les voilà donc étrangers, inconnus, nuls enfin pour moi puisqu'ils l'ont voulu. Mais moi, détaché d'eux et de tout, que suis-je moi-même? Voilà ce qui me reste à chercher. Malheureusement, cette recherche doit être précédée d'un coup d'oeil sur ma position. C'est une idée par laquelle il faut nécessairement que je passe pour arriver d'eux à moi. Depuis quinze ans et plus que je suis dans cette étrange position, elle me paraît encore un rêve. Je m'imagine toujours qu'une indigestion me tourmente, que je dors d'un mauvais sommeil, et que je vais me réveiller bien soulagé de ma peine en me retrouvant avec mes amis. Oui, sans doute, il faut que j'aie fait sans que je m'en aperçusse un saut de la veille au sommeil, ou plutôt de la vie à la mort. Tiré je ne sais comment de l'ordre des choses, je me suis vu précipité dans un chaos incompréhensible où je n'aperçois rien du tout; et plus je pense à ma situation présente et moins je puis comprendre où je suis.

Jean-Jacques Rousseau












vendredi 26 octobre 2012

Nommer







En ce moment ...

Chercher
regarder
perdre
attendre
ranger
trier
jeter
payer
laver
oublier
se coucher
rêver
se souvenir
se lever
se débarbouiller
se relever


Je m'appuie sur des mots pris au vol,
comme ceux entendu ici:


Passage de la 12ème minute et 27 secondes, l'Atelier du samedi 20 octobre sur France Inter, Daniel Pennac

"Vous ne pouvez pas vous autoriser le luxe du doute permanent;
Le doute bien entendu c'est à la fois une vertu mais c'est en même temps une façon assez sournoise de se poser comme écrivain sur un piédestal.
Douter trop de soi-même c'est vouloir parfaire la statue
donc,
très mauvais...
pour qui te prends tu, pour douter à ce point,
arrête de prendre tes poses de trois quart face à la postérité
fais donc des choses
fais ce que tu as à faire...."

A la 13ème minute et 44 secondes

"Le non désir qui n'est pas le renoncement
le non désir est actif chez moi
Je me rends compte que je suis heureux de quantité de bonheurs qui sont en creux
ça paraît idiot mais disons un truc tout à fait par hasard
je serais vraiment très heureux de ne pas posséder de yacht
très heureux de ne pas posséder trente six bagnoles
très heureux de ne pas exercer tel métier que....
La conscience de ce qui pourrait être pire mais qui est acceptable 
en tant que ça fait le bonheur des autres,
ça me permet déjà de ne pas les envier."
Votre rêve de luxe, c'est quoi, Daniel Pennac?
Ralala, le luxe c'est le silence.



Et,
l'automne, 
propice à une mise en place, 
faire de l'ordre,
dans ma tête,
dans la maison,
chaque petit recoin est visité, 
nettoyé, 
trié, 
surplus évacué, 
inutile jeté.
Quelques mots laissés sur Terre indienne, 
en vrac,
ce geste qui ressemble si souvent à la fameuse
"bouteille jetée à la mer"
pour vous, 
(ou pour moi...?)
ce petit film, déjà montré sur ce blog,
mais de circonstance en ce moment.
J'apprends à accepter le mot
"séparation",
certainement indissociable de 
"détachement".
Les dessins sont complètement inspirés de ce film, 
j'ai eu besoin de m'appuyer sur cela,
aussi sur le paysage environnant qui nourrit mes yeux, 
ces feuilles si légères qui virevoltent et sur lesquelles voyage mon esprit.









lundi 17 septembre 2012

Aurigeno

**






"en homme qui a étudié
la grammaire du granit
j'ai marché en ce lieu
en homme qui voudrait faire l'équation
entre paysage et pensée
j'ai marché en ce lieu
en homme qui aime
les voies et les vagues du silence
j'ai marché en ce lieu

qui sait, peut-être
dans les temps futurs
un peu après la catastrophe
un touriste curieux venu de l'espace
marchera-t-il sur ce même sentier
conscient de mon fantôme:
toujours ici à suivre les lignes 
toujours à regarder dans la lumière".

Kenneth White, in Cahiers de Géopoétique No2*


*Note retrouvée d'une semaine de travail passée à Aurigeno, Tessin, Suisse
26 avril- 2 Mai 1992
Ouvrir le classeur blanc,
taché, à l'intérieur comme à l'extérieur,
libéré d'un carton de déménagement,
intitulé
"études théoriques / beaux-arts 1988-1993"


**


Un grand vide... 
Laissant survenir l'angoisse.
Prendre le temps de les regarder...
Ne pas se laisser submerger.
Saluer...
Identifier.
S'agirait-il d'un 
trop-plein?
Bon, je m'en occupe,
pour que cela devienne,
simplement,
un plein,
dans du vide,
ou un vide,

dans un plein.
Bref, un équilibre.

Je reprends le fil...
L'angoisse disparaît,
laissant advenir
l'allégresse.





**


Un grand merci pour tous vos messages sous le billet précédent.


**dessins du jour

vendredi 7 septembre 2012





If you want to become whole, let yourself be partial. 

If you want to become straight, let yourself be crooked. 


If you want to become full, let yourself be empty. 


If you want to be reborn, let yourself die. 


If you want to be given everything, give everything up.


 ~ Tao Te Ching





*traduit  façon-façon ....

Si vous voulez devenir un tout, laissez-vous être partiel.
Si vous voulez devenir droit, laissez-vous être tordu.
Si vous voulez devenir plein, laissez-vous être vide.
Si vous voulez renaître, laissez-vous mourir.
Si vous voulez que tout vous soit donné, abandonnez tout.















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