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mardi 30 septembre 2014

Pêle-Mêle










Je lis, beaucoup.
Je réfléchis, trop.
J'agis, peu.
Je marche, souvent.
Je cherche, tous les jours.
Je me perds, je me trouve.


Quelques instants passés au bord d'un étang dans le Morvan.
Atelier Land art par une artiste, animation pour parents-enfants,
Au retour, je fais deux petits dessins. (inspirés du lieu et de la photographie ci-dessous)







Bianca, les voyant, se remémore l'instant passé au bord de l'étang et se précipite pour réaliser cette petite merveille qui me rappelle les miniatures persanes.
































Pssst, je ne suis plus trop sur les blogs, mais je vais tous les jours, un p'tit peu, sur facebook... Si vous avez un compte là-bas, on peut devenir des z'amis !   https://www.facebook.com/chg.dumont

dimanche 8 septembre 2013

samedi 7 septembre 2013

vendredi 6 septembre 2013

jeudi 5 septembre 2013

AUTO


automne,
autoportrait,
autobiographie,
autocritique,
autodestruction,
autodéfense,
autodétermination,
autodidacte,
automobiliste,
autorisation,
autodiscipline,
autosuggestion,
autonomie,

Une nouvelle rubrique: Aujourd'hui, j'ai aimé...

Pour se souvenir de ce qui était bon
Pour écrire plus souvent ici.



jeudi 25 avril 2013

Ordonnance



















































Partir.
Laisser la maison et ses habitants.
Prendre quelques trains.
Voyager seule, 
Prendre rendez-vous avec le mouvement.
Se laisser aller dans ces inconnus,
Bien tracer l'itinéraire.
A faire pendant 4 jours. 
Revenir.
et voir...

A renouveler en cas de symptômes persistants d'inertie.

J'ai vu le monde. J'ai écouté les humains, regardé leurs gestes, j'ai tout aimé, oh oui, cette humanité est vraiment belle vous savez,  même si, bon sang, mais que clapotez-vous, homos sapiens, sur ces claviers? mais qu'écoutez-vous les oreilles coupées du monde environnant, mais à qui parlez-vous avec vos téléphones, mais pourquoi ne regardez-vous pas cette gitane enceinte magnifiquement qui vient son ventre bombé près de vos visages qui se détournent pour l'éviter, parce qu'elle demande l'aumône, ça n'est pas un travail, hein, dit? Toi qui reçois un salaire ou un RSA, pourquoi ne lui donnerais-tu pas un petit sou, et si c'était aussi un travail, ça, tendre la main ? Les voyaient-ils, les voyaient-elles,  tous ces oiseaux qui volaient dans le sous-sol de la gare pour manger les miettes de pain des sandwichs pris entre deux trains. Oh que le monde est beau, même lorsque la pluie et le vent vous accueille à la gare de Marseille, fin avril, le soleil n'est pas là, mais comme la lumière est belle, dans ces rues qui racontent en quelques secondes des migrations passionnantes. Comme le corps d'une femme est beau lorsqu'il se meut avec grâce, au son d'un tango argentin. Comme les gens sont chaleureux, lorsque vous venez les voir et qu'ils vous attendent depuis si longtemps, un feu, un repas, un verre de vin et, où en es-tu dans ta vie? comment te débats-tu avec tout ça, et si tu me suivais un peu, là, dans ces arbres qui continuent à donner du fruit alors qu'ils sont coupés de leur état sauvage? 




lundi 11 mars 2013

Promesse









Les mots se promènent,
virevoltent,
s'animent,
se bousculent  puis disparaissent
Les phrases ne se forment plus,
ni ne s'accrochent à la matière solide,
là où le noir s'inscrit et transmet.
Des instants de vie si différents,
peu identifiables  parfois.
La métamorphose se fait lentement.
Il y a du confortable,
du joyeux,
du difficile aussi,
de l'énervement parfois,
puis le calme,
de l'attirance,
puis du rejet,
de l'énergie,
de la fatigue,
du mouvement,
du trop-vite,
du trop-lent,
de l'avancement et de la stagnation.
Je n'ai rien sous la main qui prouve ce que je suis à l'instant où j'écris.
Sommes-nous
ce que nous voyons?
pensons?
ressentons?
respirons?
disons?
faisons?
Produisons?
Notre Essence est-elle
visible?
Traduisible?
Et puis,
mon atelier qui prend forme,
en contre-bas de la maison,
une cabane en rondins,
un espace petit, intime, si joli finalement,
rassurant,
comme une matrice.
J'ai hâte de me mettre au travail.
Un peu peur aussi, de ce que je vais y découvrir,
du face à face.
Je vous raconterai!

Emprunter


C'est un extrait d'une image vue sur mon FB. Je suis "amie" avec une inconnue russe et ne sais plus pourquoi ni comment ce lien s'est fait. La photo que j'avais découvert ce jour-là m'avait aspirée. J'ai recadré la partie qui m'intéressait. 

Comme deuxième emprunt, voici un extrait d'une lecture extrêmement bénéfique, auteur découvert sur le blog "plumes d'ange".

Vivre dans une conscience pleinement éveillée n'est pas encore un état naturel pour notre espèce, qui est pourtant déjà capable de contempler et d'analyser sa propre histoire. Mais ne désespérons pas. Nous nous inscrivons dans une évolution : nous devons effacer de vieilles empreintes dont l'origine remonte parfois à la nuit des temps. Développer notre spiritualité nous demande toujours un effort. C'est la raison pour laquelle il n'existe pas de chemin spirituel qui ne soit aussi une discipline et une pratique. Notre discipline pourrait être la promesse de nous engager à ouvrir nos yeux et à observer qui nous sommes avec objectivité et compassion. Notre pratique serait alors d'accepter l'ombre et la lumière qui nous habitent et transformer la peur qui nous sépare des autres en un amour qui nous unirait à eux sans condition. Chaque fois que nous jugeons, que nous prenons parti et que nous condamnons, nous alimentons l'énergie de la guerre. Chaque fois que nous nous donnons la peine de comprendre, nous accroissons l'énergie de la paix.

Thierry Janssen "Vivre en Paix"




Merci pour vos passages sur Terre indienne. Des visiteurs(euses) viennent régulièrement chaque jour malgré le fait que je ne publie plus beaucoup. 



jeudi 13 décembre 2012

Nasdrovia




Bon,
j'ai perdu le fil...
Terre indienne est endormie,
enfouie sous la neige,
sous la pluie,
sous le froid,
cachée dans les profondeurs,
dialoguant avec le silence des objets,
elle aurait peut-être besoin d'un bon café,
dans un joli bistrot (ça existe encore, ces endroits?).
Si la blogosphère était un lieu, concret, palpable,
ce serait bien, non?
Je pousserais la porte ce soir,
viendrais m'asseoir vers celle-ci ou celui-là,
on réunirait les tables,
on se raconterait des choses,
autour d'une bière, d'un thé ou d'un chocolat chaud,  d'une vodka?
Terre indienne a peut-être besoin de ce Café,
ou d'un baiser pour la réveiller de son sommeil?




jeudi 20 septembre 2012

Dessin de Bianca, 4 ans
A une dizaine de kilomètres en bas de la colline,
il y a une petite ville,
dans cette ville,
il y a un supermarché,
à côté de lui,
une pompe à essence,
non loin d'elle,
une maisonnette de plein-pied,
neuve,
je n'y repère pas de poésie architecturale,
un jardinet autour, 
très structuré,
qui respire l'ordre,
entouré d'une clôture métallique assez vilaine,
mais pratique.
Une séparation entre le propriétaire et le monde?
Une barrière contre les chats?
Une limite rassurante?

Ce n'est pas la première fois que je le remarque, ce vieil homme (parlé de lui ICI). J'aimerais connaître son premier regard du matin, va-t-il d'abord admirer ses précieuses plantations, ou plutôt se préparer un café que j'imagine avec de la chicorée? J'aimerais le regarder faire ses premiers gestes, apprendre de sa "méthodicité", quelque chose dans sa gestuelle me plaît, sa façon d'accomplir ses tâches quotidienne, avec tranquillité; peut-être même avec un certain bonheur. Lorsque je le regarde, il me rassure, me fait penser que la vie peut être ainsi, simple et calme, juste prendre soin de son petit coin. Sa peau est lumineuse et son corps sans graisse inutile,  un peu fatigué, mais serein.

Aujourd'hui, j'étais à pied. Ma voiture garée plus loin, sur la place devant la salle des fêtes. Ainsi j'ai pu le voir sans l'écran de mon pare-brise, alors que je marchais avec mon cabas dans la main droite. Il était assis sur une chaise, devant sa maison, côté terrasse, côté pompe à essence.  Il y avait un panier d'osier sur ses genoux, un autre à terre, ses mains qui s'agitaient autour de quelque chose, 
fruit à noyau?
noisette?
légumes à égrainer?
Respectant son territoire, je ne me suis pas attardée, je l'ai juste salué.
C'est un début.

Dessin de Bianca




Dessin à quatre mains, je dessinais une maison et une barrière et elle a continué

mardi 11 septembre 2012

Tears in heaven













Qu'ai-je donc perdu?
Qu'est-ce que je cherche?
Mon corps bute,
dans tout ce désordre.
Une chaise,
un panier de linge,
peu importe ce qui traîne,
je trébuche.
Mes pieds trahissent mon désarroi.
J'ai reculé,
avec ma voiture,
dans le camion de mon mari...
Je m'endors n'importe quand,
pour peu de temps,
pour me réveiller en sursaut,
avec ce vide dans le ventre,
un poids ou une crispation à l'endroit du plexus...
Le manque, mêlé au soulagement.
La tristesse vient,
s'en va,
revient,
identique,
voilée,
non identifiable,
laisse parfois la place pour la joie,
l'enthousiasme pousse la grande porte,
puis se dérobe...
Je n'avais pas réalisé à quel point cette petite fille illuminait mes journées,
je n'avais pas mesuré le chantier que j'avais  laissé lorsqu'elle est arrivée sur terre,
et que je retrouve aujourd'hui.
J'ai perdu momentanément le sens de ma vie.
C'est un peu ridicule, je sais...
Allô coup d'main?
Vzauriez pas une fée, un mage, un druide, une potion magique?



vendredi 31 août 2012

Souvenir de la canicule








L'été n'est pas terminé.
Mais il est terminé.
J'ai eu très peur,
l'année dernière,
de scolariser petite Bianca,
elle montrait clairement qu'elle ne voulait pas y aller,
elle est restée au foyer.
J'ai encore peur.
Mais de quoi?
De la séparation?
De sa transformation?
De son adaptation?
De ma solitude?
J'ai envie d'être seule, un peu.
Elle veut bien y aller,
je crois qu'elle est prête.
C'est un peu compliqué dans ma tête,
mais ça ira,
de retour bientôt ici,
avec de nouvelles images,
une fois que mes poumons auront retrouvé leur capacité ;-)

A très vite!

mercredi 15 août 2012

Rouge et bleu



Ces quelques jours passés à Colmar sont loin, si loin derrière moi. 
"Ce qui fut n'est plus.... Ce qui sera n'est pas encore" Svâmi Prajnanpad

Si vous passez par cette ville, n'hésitez pas à "jouer les touristes",  
prenez la barque qui permet de visiter la ville, 
la petite Venise ainsi nommée. 
Vous y découvrirez  un bout d'histoire du moyen-âge, 
vous imaginerez les maraîchers qui utilisaient cette rivière pour le transport des légumes jusqu'au marché couvert, 
pourquoi certaines maisons sont peintes en bleu, 
d'autres en rouge, 
pourquoi certains colombages sont en forme de losanges, 
d'autres en croix, 
ou encore en courbes, 
et ce vieux séquoïa planté il y a plus de 200 ans, 
et Bartholdi, créateur d'une célèbre statue.
Et puis,  avant l'hiver, 
passez voir l'exposition que propose le musée Unterlinden qui ouvre ses portes à l'une des plus prestigieuses collections d'enluminures privées en Europe (photographiées en partie et rapidement avec mon compact,  à voir ICI).



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