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jeudi 5 septembre 2019

Petits rats des champs, un film enfin terminé

Je n'ai plus publié sur ce blog depuis cinq ans car je me suis consacrée à la réalisation d'un film.

Pendant deux ans, j'ai suivi avec ma caméra les élèves d'une école de danse, filmé la préparation et les coulisses du gala de danse de Luzy. En arrière-plan, j'utilise un souvenir d'enfance où je m'étais sentie exclue de l'expérience de la scène.

Deux ans de tournage (de Novembre 2014 à Juin 2016)
puis le visionnage et le tri des rushes
puis le long travail de collaboration avec un monteur

J'ai laissé du temps entre chaque étape afin de retrouver de l'énergie et de l'argent pour financer.
Un parcours semé d'embûches et au bout, un film de 65 minutes.

Le résultat est un film documentaire poétique, très musical et il sera diffusé en avant-première au cinéma de Luzy le 25 octobre à 20:00.

mot de passe pour le prologue du film: DANSE
https://vimeo.com/295616857

le site pour une récolte de fonds
https://www.lepotcommun.fr/pot/24s11l1d


jeudi 24 octobre 2013

J'apprends à être...




Premier transfert *

Automne
feuille
orange
couleurs
forêts
herbes
champ
ciel
vent
son
image
montage.

J'apprends à filmer.
à monter les images avec du son.
à télécharger un logiciel, puis un autre.
Autodidacte, je galère pas mal...
Je suis apprentie,
depuis toujours,
j'apprends quelque chose,
ceci ou cela,
J'apprends à être.


En attendant de montrer mon film qui parle d'exil, j'ai monté une petite séquence récréative pour me donner du courage.







Deuxième transfert**


*+léger   -bonne qualité
** + lourd  +qualité (?)

lundi 25 mars 2013

Pegase




Les paroles d'un chant,

"la berceuse"

Marcel Khalife


Dors, dors, petite
Viens t'assoupir sur ce tapis
Viens t'endormir entre mes bras
Bientôt, mon soleil viendra
En nous se lèvera son amour
Viens te blottir entre mes bras
Dors, dors, petite
Viens t'assoupir sur ce tapis
Bientôt, ton papa viendra
Avec son noyau de soleil
Viens, doux oiseau
Tes cheveux noirs resplendissent
Celui qui t'aime t'embrassera
Celui qui te regarde s'épanouira
Dors, dors, petite.


vendredi 26 octobre 2012

Nommer







En ce moment ...

Chercher
regarder
perdre
attendre
ranger
trier
jeter
payer
laver
oublier
se coucher
rêver
se souvenir
se lever
se débarbouiller
se relever


Je m'appuie sur des mots pris au vol,
comme ceux entendu ici:


Passage de la 12ème minute et 27 secondes, l'Atelier du samedi 20 octobre sur France Inter, Daniel Pennac

"Vous ne pouvez pas vous autoriser le luxe du doute permanent;
Le doute bien entendu c'est à la fois une vertu mais c'est en même temps une façon assez sournoise de se poser comme écrivain sur un piédestal.
Douter trop de soi-même c'est vouloir parfaire la statue
donc,
très mauvais...
pour qui te prends tu, pour douter à ce point,
arrête de prendre tes poses de trois quart face à la postérité
fais donc des choses
fais ce que tu as à faire...."

A la 13ème minute et 44 secondes

"Le non désir qui n'est pas le renoncement
le non désir est actif chez moi
Je me rends compte que je suis heureux de quantité de bonheurs qui sont en creux
ça paraît idiot mais disons un truc tout à fait par hasard
je serais vraiment très heureux de ne pas posséder de yacht
très heureux de ne pas posséder trente six bagnoles
très heureux de ne pas exercer tel métier que....
La conscience de ce qui pourrait être pire mais qui est acceptable 
en tant que ça fait le bonheur des autres,
ça me permet déjà de ne pas les envier."
Votre rêve de luxe, c'est quoi, Daniel Pennac?
Ralala, le luxe c'est le silence.



Et,
l'automne, 
propice à une mise en place, 
faire de l'ordre,
dans ma tête,
dans la maison,
chaque petit recoin est visité, 
nettoyé, 
trié, 
surplus évacué, 
inutile jeté.
Quelques mots laissés sur Terre indienne, 
en vrac,
ce geste qui ressemble si souvent à la fameuse
"bouteille jetée à la mer"
pour vous, 
(ou pour moi...?)
ce petit film, déjà montré sur ce blog,
mais de circonstance en ce moment.
J'apprends à accepter le mot
"séparation",
certainement indissociable de 
"détachement".
Les dessins sont complètement inspirés de ce film, 
j'ai eu besoin de m'appuyer sur cela,
aussi sur le paysage environnant qui nourrit mes yeux, 
ces feuilles si légères qui virevoltent et sur lesquelles voyage mon esprit.









lundi 1 octobre 2012

Let's do it



Nous évoquerons également le ciel sur *urlsk* radio,
aujourd'hui il fera beau en France.

Je coupe le contact de ma voiture, la radio s'éteint en même temps que le moteur.
Il est 8h40.
C'est le mot France qui résonnera longtemps dans ma tête.
Comme si je venais d'atterrir.
Comme si je venais d'entendre la voix du pilote d'un avion lorsqu'il annonce la destination d'arrivée:
la température au sol est de 21 degrés Celcius,
le ciel est dégagé,
nous vous souhaitons un agréable séjour.
J'entends résonner au loin la voix de celles et ceux que j'ai connu jadis.
As-tu des nouvelles de C.? Qu'est-elle devenue?
Je crois qu'elle est partie s'installer en France.
Silence...
Ces voix n'existent pas, c'est juste l'écho de mon imagination.
Quelle prétention, celle de penser faire partie des conversations des amis d'autrefois.



"Le ciel est bleu,
la mer est verte,
laisse un peu la fenêtre ouverte"
Quelques paroles prises à la volée,
sur l' album,
de ce film que j'ai envie de regarder en boucle.
Il m'inspire.
Me ramène à mes 21 ans.



Ce riche peintre roumain exilé, marié, qui m'envoyait des fleurs, faisait déposer par son secrétaire un billet d'avion pour Paris dans ma boîte aux lettres, a dû attendre que je me décide à venir, en TGV, un trajet que je préférais m'offrir grâce à mon salaire.  Il m'attendait à la gare de Lyon pour m'emmener dans la ville lumière, à sa façon. Pendant quelques heures, une muse à ses côtés. J'étais si froide en ce temps-là, rien ne traversait ma peau. Insensible à la vie. Je n'avais pas la saveur de la belle Adriana, femme libre, séductrice si proche de ses sens, assumant sa féminité  jusqu'au bout des ongles. Et pourtant, quelque chose d'elle me rappelle un peu de moi, quelque chose qui faisait tourner la tête des hommes, je ne sais toujours pas pourquoi aujourd'hui. Etait-ce mon âme enfouie et que certains devinaient sous la plastique de ma jeunesse? Etait-ce mes blessures que je n'avais pas encore décryptées et qu'ils voulaient panser? Etait-ce juste l'envie d'une conquête supplémentaire, forcément jeune, pour se rassurer de leur virilité?
Ce temps est fini,
j'ai déposé mon costume.
Quitté la scène et même les coulisses.



Il y a parfois des musiques, des images, des petites pépites qui me ramènent à ces souvenirs, des poussières d'instants qui, mis bouts à bouts forment le collier de ma vie.



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