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mardi 30 septembre 2014

Pêle-Mêle










Je lis, beaucoup.
Je réfléchis, trop.
J'agis, peu.
Je marche, souvent.
Je cherche, tous les jours.
Je me perds, je me trouve.


Quelques instants passés au bord d'un étang dans le Morvan.
Atelier Land art par une artiste, animation pour parents-enfants,
Au retour, je fais deux petits dessins. (inspirés du lieu et de la photographie ci-dessous)







Bianca, les voyant, se remémore l'instant passé au bord de l'étang et se précipite pour réaliser cette petite merveille qui me rappelle les miniatures persanes.
































Pssst, je ne suis plus trop sur les blogs, mais je vais tous les jours, un p'tit peu, sur facebook... Si vous avez un compte là-bas, on peut devenir des z'amis !   https://www.facebook.com/chg.dumont

dimanche 7 juillet 2013

Voguer





Je retourne voir l'océan.
Plein ouest!
Les dessins de maintenant ne sont pas prêts à être dévoilés.
Je n'écris plus ici,
ne montre plus,
ni ne raconte.
Pardonnez-moi,
mon travail est au stade embryonnaire,
trop fragile.
J'ai pensé pendant plusieurs jours arrêter cet exercice qui consiste à laisser des billets, lus par tous ces yeux inconnus ... Et puis me sont revenus les mots que j'ai reçu en commentaires, toujours amicaux et enveloppants. Des amitiés sont nées, avec certain(e)s, j'ai traversé l'écran (j'allais écrire, l'océan ...) et je sais qu'il y aura d'autres rencontres possibles, au-delà du virtuel. Mais comme c'est étrange  d'être  reconnue, appréciée peut-être (?)  alors que le dialogue est parfois si difficile avec le voisinage immédiat,  lien de coeur à coeur qui  peine à se tisser.
Je reviendrai,
avec du sel,
du sable,
des mots et des images à partager.



jeudi 25 avril 2013

Ordonnance



















































Partir.
Laisser la maison et ses habitants.
Prendre quelques trains.
Voyager seule, 
Prendre rendez-vous avec le mouvement.
Se laisser aller dans ces inconnus,
Bien tracer l'itinéraire.
A faire pendant 4 jours. 
Revenir.
et voir...

A renouveler en cas de symptômes persistants d'inertie.

J'ai vu le monde. J'ai écouté les humains, regardé leurs gestes, j'ai tout aimé, oh oui, cette humanité est vraiment belle vous savez,  même si, bon sang, mais que clapotez-vous, homos sapiens, sur ces claviers? mais qu'écoutez-vous les oreilles coupées du monde environnant, mais à qui parlez-vous avec vos téléphones, mais pourquoi ne regardez-vous pas cette gitane enceinte magnifiquement qui vient son ventre bombé près de vos visages qui se détournent pour l'éviter, parce qu'elle demande l'aumône, ça n'est pas un travail, hein, dit? Toi qui reçois un salaire ou un RSA, pourquoi ne lui donnerais-tu pas un petit sou, et si c'était aussi un travail, ça, tendre la main ? Les voyaient-ils, les voyaient-elles,  tous ces oiseaux qui volaient dans le sous-sol de la gare pour manger les miettes de pain des sandwichs pris entre deux trains. Oh que le monde est beau, même lorsque la pluie et le vent vous accueille à la gare de Marseille, fin avril, le soleil n'est pas là, mais comme la lumière est belle, dans ces rues qui racontent en quelques secondes des migrations passionnantes. Comme le corps d'une femme est beau lorsqu'il se meut avec grâce, au son d'un tango argentin. Comme les gens sont chaleureux, lorsque vous venez les voir et qu'ils vous attendent depuis si longtemps, un feu, un repas, un verre de vin et, où en es-tu dans ta vie? comment te débats-tu avec tout ça, et si tu me suivais un peu, là, dans ces arbres qui continuent à donner du fruit alors qu'ils sont coupés de leur état sauvage? 




vendredi 18 janvier 2013

Movimento

Des portes qui claquent,
des pas sur des marches en fer,
les couloirs du métro,
l'alarme,
les jambent qui s'agitent,
des visages,
des jeunes,
des moyens,
des vieux,
des peaux,
de toutes les couleurs,
des lèvres pâles,
ou colorées de rouges,
des ongles peints,
des talons hauts,
des talons bas,
des portables dans les mains,
des ordinateurs dans des sacoches,
des odeurs d'urine,
des regards perdus,
des corps qui sont partis d'un point,
pour aller vers un autre point,
le corps tendu et robotique,
la tête baissée, les épaules relevées,
les bras serrés contre les côtes, 
une main qui tient la doudoune vers le cou,
une main qui tient le sac vers la hanche,
des lumières dans la nuit,
qui ne s'éteindront pas jusqu'au matin,
ce monde qui bouge,
qui avance tel un compresseur, 
toujours en mouvement,
les voitures en mouvement,
les corps en mouvement,
les lèvres qui parlent en mouvement,
les doigts qui s'agitent sur les claviers en mouvement.
Les rues n'ont pas changé,
les silhouettes n'ont pas changé,
les sons n'ont pas changé,
Paris n'a pas changé.
Le souvenir de mes dernières escapades en solitaire remonte dans mes pieds,
dans mes jambes,
dans mon ventre,
dans mon tube digestif,
dans ma bouche.
Assise dans le métro, 
prise par la faim,
je croque des amandes avec énergie,
une dent trop vieille se casse,
me murmurant mon âge en ricanant
je mesure encore une fois ma traversée du temps,
mes lèvres esquissent un sourire.
Mes yeux restent secs.
J'attendrai mon retour,
mes retrouvailles avec le silence,
le regard posé sur l'éphémère beauté des végétaux,
sur la sagesse des écorces,
et la chaleur des larmes qui réussissent enfin à se frayer un chemin.


























Notes de mes visites à Paris 

Exposition "la Bohème" (l'article ici en fait une critique que j'approuve absolument)
"Vous pouvez me tuer, mais laissez-moi chanter ma chanson"
"Si tu ne sais pas où tu vas, regarde d'où tu viens."
"De la souffrance est tressé tout ce qui est vivant"
"Ne te demande pas si tu dois mourir ou vivre, mieux vaut chanter"
"Ce n'est pas la destination mais la route qui compte."
"Nous ne voulons qu'une chose : laissez-nous suivre notre route"
Proverbes Rom

Exposition "Aux sources de la peinture aborigène"  ICI
Le temps du rêve:
Chaque homme vient d'un territoire créé par les ancêtres aux temps mythologiques.
Observation des signes offerts par la nature: un trou d'eau, une montagne, une rivière, chaque élément est remarquabe et signe le passage d'un ancêtre sur terre.
Pas de ligne d'horizon car il n'y a pas de séparation entre la terre et le ciel, pas plus qu'entre les artistes et leur terre.
Pas de lignes de perspectives. Des signes: traces d'animaux, traces de pas, nuages, points d'eau, haies de végétaux ou de baies sauvages.
Celui qui perd son rêve est perdu.


mercredi 15 août 2012

Rouge et bleu



Ces quelques jours passés à Colmar sont loin, si loin derrière moi. 
"Ce qui fut n'est plus.... Ce qui sera n'est pas encore" Svâmi Prajnanpad

Si vous passez par cette ville, n'hésitez pas à "jouer les touristes",  
prenez la barque qui permet de visiter la ville, 
la petite Venise ainsi nommée. 
Vous y découvrirez  un bout d'histoire du moyen-âge, 
vous imaginerez les maraîchers qui utilisaient cette rivière pour le transport des légumes jusqu'au marché couvert, 
pourquoi certaines maisons sont peintes en bleu, 
d'autres en rouge, 
pourquoi certains colombages sont en forme de losanges, 
d'autres en croix, 
ou encore en courbes, 
et ce vieux séquoïa planté il y a plus de 200 ans, 
et Bartholdi, créateur d'une célèbre statue.
Et puis,  avant l'hiver, 
passez voir l'exposition que propose le musée Unterlinden qui ouvre ses portes à l'une des plus prestigieuses collections d'enluminures privées en Europe (photographiées en partie et rapidement avec mon compact,  à voir ICI).



lundi 6 août 2012

Train numéro 60873

Est-ce le fait d'une rupture,
entre l'inertie et le mouvement,
entre le silence de la nature et les sons de la civilisation urbaine,
entre l'absence de présence humaine et celle de tant de nouveaux visages?
L'association de ces ingrédients m'ont permis d'être instantanément pétillante et vivante,
faisant place à ce que je nommerai "la révélation du train No 60873".

Dans la vie quotidienne des heures et jours précédents mon départ, le contact humain était devenu une source de fatigue, de frustration, l'impression que les évènements extérieurs n'avaient de cesse de me détourner de mes désirs, voire même de mes besoins vitaux, bref, une crise avec le monde environnant. J'avais bien conscience que ceci n'était que le triste reflet de mon état intérieur. Pendant plusieurs années, en Suisse,  le moyen de transport ferroviaire était devenu comme un prolongement de moi-même, je vivais en ville et j'avais fait le choix de ne pas posséder de voiture. Les endroits publics tels que les gares,  ces lieux qui indiquent un mouvement d'un point à un autre de voyageurs anonymes, m'ont souvent permis quelques prises de conscience importantes, laissant une place toute particulière à la relation avec autrui: des regards furtifs, l'air de ne pas se voir, ce brassement d'individus en suspension dans leur trajectoire comme un ballet d'étoiles filantes. J'ai aimé retrouver cet état qui me rappelle ce temps d'avant la vie sur la colline.  A la gare, je ne parvenais pas à composter mon billet. La machine avait fonctionné pour le premier ticket mais butait sur le deuxième. Une jeune femme qui m'observait problablement du quai de départ pour Dijon est venue m'aider et me montrer comment procéder pour débloquer le système défaillant. Ce geste m'a particulièrement touchée pour cette bienveillance offerte  sans en avoir préalablement fait la demande. Le train est arrivé, nous sommes montées et avons trouvé facilement une place disponible dans un compartiment à 4 places. Nous avons d'abord regardé le paysage, puis Bianca s'est penchée  sur sa feuille de papier jouant avec les feutres que j'avais rapidement glissés dans mon sac avant de partir. Alors que mon regard balayait le wagon, observant ça et là les visages des voyageurs,  quelque chose de tout à fait particulier s'est passé à l'intérieur de mon être. "Aime ton prochain comme toi-même", la belle affaire si cela n'est pas vécu avec mes sens. J'ai pu, à cet instant très particulier, et je crois pour la première fois, expérimenter cette Parole en ayant la sensation que tout "autre" était en moi ou moi en lui et ressentir alors un bien-être face à cette présence de prime abord étrangère.  Dès que je m'efforçais à penser qu'il ou elle n'était qu'un(e) "autre", la peur ou la méfiance apparaissait et quelque chose se durcissait, comme si il fallait construire un mur invisible. J'ai joué ainsi pendant le court instant où ce phénomène étonnant se présentait à moi, alternant les deux états d'ouverture et de fermeture face au monde extérieur, me promettant de ne jamais oublier cet enseignement.

Mesdames et Messieurs, nous arrivons en gare de Dijon. Les correspondances pour Mulhouse, Bâle, Zurich sur voie 4. Pour Paris, voie 2. Nous vous souhaitons une agréable journée.

Maman, on arrive bientôt à Colmar?





*Post edit: Comme je l'ai déjà dit précédemment, j'avais rapidement photographié des détails de peinture lors de ma visite au musée Unterlinden, sans prendre le temps de regarder les titres. En utilisant la méthode proposée par Jeanne offerte dans les commentaires du billet précédent, (expliquant qu'il s'agit de glisser l'image dans le moteur de recherche), j'ai découvert, après avoir écrit le texte avec mon choix d'image (un détail agrandi de ces mains magnifiques), le titre du tableau - Noli me tangere, traduit par "ne me touchez pas", parfois, "ne me retiens pas" -  dont l'image de la peinture entière est montrée ci-après. Pour la deuxième image des mains et drapés, je n'ai pas encore trouvé de quel tableau il s'agit.


Noli Me Tangere
Martin Schongauer c. 1470


jeudi 2 août 2012

S'envoler, s'abreuver, se régénérer

détail d'une peinture du moyen-âge,  musée d'Unterlinden, Colmar
Lorsque la fatigue s'installe,
sans raison apparente et compréhensible,
lorsque tout devient insurmontable,
il s'agit de changer d'air.
La destination?
Peu importe.
Un prétexte suffit.
Pour moi, il s'agissait de Colmar.
Pour quelle raison?
Peu importe.
Quitter la colline ensoleillée,
quitter le quotidien, le silence de la campagne et l'agitation de trois enfants à demeure,
prendre la petite dernière par la main pour lui faire découvrir le voyage en train,
les gares,
les z'escalators,
les quais et les voyageurs,
les contrôleurs de billets,
les rues pavées,
les terrasses des cafés,
la vie nocturne dans les lumières du centre-ville,
un appartement sous les toits,
au-dessus des rues piétonnes et de la place de l'ancienne douane.

La suite bientôt...
(le retour à la maison depuis une semaine déjà et peu de temps à consacrer au blog).
Cette peinture de la salle 3 du musée Unterlinden de Colmar, photographiée rapidement avec un petit appareil, sans flash, si quelqu'un peut me donner le titre, la date et l'auteur?



Post edit: Grâce à Jeanne  (j'en profite pour mettre un lien vers son blog en cliquant sur son nom, ses textes et ses images sont magnifiques!) qui a eu la gentillesse de faire une recherche, voici le nom de cette étrange peinture, un titre auquel je ne m'attendais pas et non Jeanne, ce n'était pas une farce de ma part ;-)




La légende de St Jacques
La résurrection des poulets rôtis
vers 1470, huile sur bois



































Image trouvée sur Wikipédia

Ce panneau provient d'un retable démantelé consacré à la fois à la vie de saint Jacques le Majeur et à une histoire célèbre liée à la dévotion dont ce saint fait l'objet au Moyen Âge. Cette légende raconte les aventures extraordinaires d'un pèlerin allemand et de son fils en route pour Saint Jacques-de-Compostelle; Arrivés à Toulouse, les voyageurs s'arrêtent pour dormir. Leur hôte glisse une coupe d'argent dans leurs affaires et les accuse de vol. Condamné par un juge, le jeune pèlerin est pendu. Le père éploré de chagrin continue sa route vers Compostelle tout en priant saint Jacques d'innocenter son fils. À son retour, vingt-six jours plus tard, il retrouve ce dernier vivant. Il lui raconte qu'il a été soutenu et restauré par saint Jacques. Le père va chercher le juge qu'il trouve en train de déjeuner. L'ayant entendu, le juge incrédule s'exclame: «votre fils est vivant comme ces volatiles en train de rôtir». Mais aussitôt, celles-ci s'envolent.

Ce retable, dont deux autres panneaux sont conservés au musée de l'Oeuvre Notre-Dame à Strasbourg (Trois pèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle et Arrestation de saint Jacques le majeur), est caractéristique de la production des peintres du Rhin supérieur appartenant à la génération qui a succédé au maître colmarien Martin Schongauer, et qui est directement influencée par l'art de ce dernier. Le souci de naturalisme hérité des peintres des Pays-Bas méridionaux, le rendu des drapés, la préciosité des expressions sont particulièrement visibles sur ce panneau.

Texte extrait de la Fiche enseignant du musée Unterlinden, trouvée ICI

vendredi 30 septembre 2011

Vendredi

Plage des Demoiselles, Vendredi 23 septembre 2011, 17h31 00 seconde







CORRESPONDANCE
Extraits
Vendredi 13 juin 1997
......
......
Il pleut.
Le tonnerre de l'autre côté du lac.
Un vent frais.
Et le tonnerre encore plus fort, plus près.
Sinon, le silence.
Les voisins dorment.
J'hésite à mettre de la musique
pour... pourquoi?
Non, je ne vais pas le faire.
La pluie qui tombe,
c'est une jolie chanson
et... les vagues.
Un vent plus fort est entré,
soulève les papiers que je m'apprêtais à trier et qui traînent parterre,.
Qu'ils s'envolent!
........
........
La pluie entre chez moi.
Je crois que je vais fermer la fenêtre.
Voilà, c'est fait.
J'ai les pieds mouillés.
Donc, je t'écris une lettre,
que je vais glisser dans une enveloppe jaune,
couleur tournesol,
avec une fermeture délicate,
deux petites lunes dans une grande lune,
ou un soleil.
......
......
Je porterai l'enveloppe à la poste demain matin.
Tu la recevras peut-être mardi,
ou mercredi.
C'est joli, le nom des jours en français.
Je viens de m'en apercevoir en les écrivant.
......
......
J'ai acheté une carte chez les moines tibétains.
Je l'ai choisie  pour donner suite à ce beau dessin  (je pense qu'il s'agit d'une gravure?)
Tu sais, la carte avec les cerfs-volants que tu m'avais envoyée.
......
......


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