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lundi 20 janvier 2014

Absence




























La peinture grand format n'est plus là, ce panneau de bois peint depuis 4 mois a été découpé en 8 morceaux.
Il est passé par plusieurs stades, des bleus, des verts, il a été griffé, creusé, blessé puis caressé de fines couches de peintures à l'huile, il a été calme, tourmenté, extrêmement lumineux puis éteint, il m'a fait comprendre que 18 ans ont passé depuis la dernière grande toile, bleue elle aussi, il m'a montré que ceci est derrière et qu'un travail nouveau est demandé, il faut prendre le fil du début. Les grands blessés ré-apprennent à marcher, et c'est ce que je vais faire, des petits pas de ré-éducation, les gammes de première année, la base. Je travaille en profondeur ce "retour d'exil" et je ne peux plus écrire ici comme avant.

Merci pour vos mots déposés, à celles et ceux qui viennent encore ici malgré mon absence dans la blogosphère. Je ne vous oublie pas!


lundi 25 novembre 2013

Dans les bras de Morphée

Dessin de Bianca

Il est 7h00. Elle ne pense pas encore à toutes ses tâches quotidiennes, ou peut-être que si, une odeur de déjà vu avant même d'avoir quitté le lit. Elle se retourne, se replie au creux des draps, s'enveloppe de la douceur de la couverture soupire et se rendort.
Il est 7h30. Elle se lève enfin et se dépêche. Quitter la chaleur de la couette, descendre les escaliers, les chevilles endolories qui lui rappellent ce qu'elle a fait la veille.  La petite dort encore.  Les garçons ne l'ont pas dérangée dans son sommeil et sont déjà partis pour l'école. Ils connaissent cet état particulier des matins difficiles de leur mère. Elle va dans la cuisine, allume la gazinière, remplit la casserole d'eau filtrée, la pose sur le feu, elle veut se préparer un thé, évite de penser que aujourd'hui, il n'y aura certainement pas d'espace pour....
cette heure de marche 
cette heure de dessin 
cette heure de montage-film 
cette heure de toi et moi.
Il est 08h15, elle téléphone à l'école maternelle pour excuser l'absence de sa fille qui a mal dormi vous savez, oui, elle tousse un peu, non, elle n'a pas de fièvre.
Il est 08h30. Elle veut réchauffer son thé qui s'est refroidi depuis l'instant d'avant. En se levant de sa chaise, elle sent sa jambe droite qui crie, en souvenir de trois heures dansées la veille, sur des talons aiguilles, quelle drôle d'idée, quand on mesure déjà 1m73 et qu'elle ne porte jamais de talons hauts. Le tango argentin se danse comme ça? Vraiment? Tu pourrais porter des baskets plates la prochaine fois? lui dit la jambe gauche.
Il est 09h00. Elle sort de la maison pour aller vers l'atelier. Elle veut voir cette peinture qu'elle essaie d'accomplir depuis plus d'un mois, un grand format qui sèche dehors, qui reçoit la pluie, le vent, tombe parfois sur l'herbe, s'imprègne de la terre, oui, c'est voulu vous savez, c'est un travail pictural, oui, un dialogue entre les éléments, le support, les pigments, ses mains et son esprit. Ce que ce sera? Elle ne sait pas... Elle soulève la peinture qui s'est écrasée sur ce sol, devant la porte de la petite cabane qui lui sert d'atelier.  Depuis cinq jours, sous le poids de la neige, impossible de la déloger. Non. L'alchimie n'a pa seu lieu. Elle ne valide pas le résultat. Le vent glacial approuve que aujourd'hui n'est pas le jour. Elle retourne dans la maison. Elle voudrait faire ceci et cela, travailler son coup de crayon, continuer d'assembler des images et des sons, écrire le texte. Elle voudrait que la maison soit nette. Elle voudrait que tout s'allège mais ses paupières sont lourdes. Elle retourne à la cuisine faire la vaisselle de la veille. Puisqu'elle a dansé, elle n'a pas lavé. Elle pense à ce stage et ces mouvements ondulants, ces gestes faits sans joie finalement. L'apprentissage et ses peines. Répéter une succesion de pas qui ne viennent pas de l'intérieur.   L'autre jour? Oui, je me souviens lui dit son coeur, c'était différent cette danse avec un homme qu'elle connaissait à peine, cet instant où les gestes étaient placés et accordés, sans paroles, simples et fluides, avec la musique. Aucun attachement à la personne, juste un instant d'harmonie.
Elle quitte la cuisine, elle quitte la vaisselle, elle coupe la ligne du téléphone, elle ne regarde pas quelle heure il est de ce côté-ci de la planète terre, elle retourne se coucher, malgré la lumière du soleil maintenant levé qui illumine la vallée et la chaîne montagneuse en face de sa fenêtre. 

Oui, c'est une belle journée froide qui s'annonce.


*Le dessin est de Bianca
 

jeudi 24 octobre 2013

J'apprends à être...




Premier transfert *

Automne
feuille
orange
couleurs
forêts
herbes
champ
ciel
vent
son
image
montage.

J'apprends à filmer.
à monter les images avec du son.
à télécharger un logiciel, puis un autre.
Autodidacte, je galère pas mal...
Je suis apprentie,
depuis toujours,
j'apprends quelque chose,
ceci ou cela,
J'apprends à être.


En attendant de montrer mon film qui parle d'exil, j'ai monté une petite séquence récréative pour me donner du courage.







Deuxième transfert**


*+léger   -bonne qualité
** + lourd  +qualité (?)

dimanche 7 juillet 2013

Voguer





Je retourne voir l'océan.
Plein ouest!
Les dessins de maintenant ne sont pas prêts à être dévoilés.
Je n'écris plus ici,
ne montre plus,
ni ne raconte.
Pardonnez-moi,
mon travail est au stade embryonnaire,
trop fragile.
J'ai pensé pendant plusieurs jours arrêter cet exercice qui consiste à laisser des billets, lus par tous ces yeux inconnus ... Et puis me sont revenus les mots que j'ai reçu en commentaires, toujours amicaux et enveloppants. Des amitiés sont nées, avec certain(e)s, j'ai traversé l'écran (j'allais écrire, l'océan ...) et je sais qu'il y aura d'autres rencontres possibles, au-delà du virtuel. Mais comme c'est étrange  d'être  reconnue, appréciée peut-être (?)  alors que le dialogue est parfois si difficile avec le voisinage immédiat,  lien de coeur à coeur qui  peine à se tisser.
Je reviendrai,
avec du sel,
du sable,
des mots et des images à partager.



mardi 28 mai 2013

Des fleurs de cosmonaute




J'ai dormi.
Je n'ai plus rien fait, même pas cuisiné.
Perte de temps?
J'ai laissé la maladie traverser le corps.
La gorge,
le nez,
et la tête qui semblait vouloir exploser.
L'alternance du mode "veille" douloureux,
lourd et fièvreux,
puis le sommeil,
profond et inconforable.
J'ai plongé plusieurs fois mon dos meurtri dans l'eau chaude salée d'un bain.
Récupération.
Alternance, l'eau enveloppante, les draps protecteurs, mon regard suspendu à cette fenêtre en sous-toiture, à cette vitre qui  me montrait un ciel nuageux et sur laquelle tapotait la pluie si froide pour un mois de mai. J'ai lutté beaucoup, puis de moins en moins, puis plus du tout et j'ai pris le temps de regarder ce que ces maux avaient à me montrer.
Et j'ai vu.
Quelques gouttes de rosée sous forme de larmes,
la transformation a bien eu lieu.
Les principes de l'alchimie ont agi.
Une idée a germé, reste à suivre le chemin pour la voir se concrétiser.
Bianca m'a dit, d'un air de quelqu'un qui s'y connaît en jardinage, qu'elle a semé devant la maison des graines de tournesols et aussi des fleurs de cosmonautes*.

L'été sera beau et coloré, quoi qu'il arrive!

*fleur de Cosmos, jolie fleur à pétales blanc ou mauve.

Une petite musique pour se souvenir de ces journées où l'idée a germé
Berceuse par Vulsor :
  Berceuse

lundi 13 mai 2013

Racines célestes



La vie est étrange, surprenante, déroutante.
Je voulais ouvrir une porte, vers l'extérieur.
Je suis partie quelques jours, juste pour vérifier que tout allait bien.
Et oui, Dieu merci, je suis en mesure de circuler dans ce monde.
Et oui, je peux aller chercher dans cette jungle humaine une nourriture et un échange de toute beauté.
J'ai peu dormi et ça m'allait bien.
J'ai beaucoup bougé, et mon corps était content de ce mouvement.
Au retour, une immense joie de retrouver cette terre où j'ai trouvé asile il y a seize ans. Une conviction que j'avais fait le bon choix, une satisfaction devant les trois enfants qui m'attendaient à la maison avec leur père. Partir seule, les laisser en quatuor. Peu à peu, la lumière s'est transformée, un agacement face au quotidien a pris toute la place, enchaînant les contrariétés, obscurcissant l'état joyeux trouvé dans ce petit voyage. Progressivement, la fatigue est venue s'installer. J'ai trouvé au fond de mon sac cet ouvrage que je voulais lire dans le train. J'avais préféré regarder le monde bouillonnant des humains, ces visages, ces paysages, écouter les sons, les voix, mon regard absorbé par ces étrangers certes, mais desquels je me sentais soudain si proche. Qu'est-ce qui m'a pris de venir m'isoler ainsi, de choisir cette vie monastique, de fonder une famille loin de l'humanité? Je suis entourée d'une nature somptueuse, le silence, une harmonie exceptionnelle, une vibration particulière sur cette colline granitique. Je commence la lecture. Je cherche des réponses à mon désarroi. Et parce que je vois qu'il y a là une pépite, et parce que ce lieu, terre indienne, est ouvert délibérément à n'importe quel(le)s visiteu(ses)rs, je n'irai pas plus loin dans ma confession mais je dépose ici le nom de cet ouvrage, quelques mots, un bloc-notes. Oui, je vous indique que je suis dans une période vulnérable. J'ai besoin de vivre une relation très intime avec moi-même alors que je suis entourée d'une jolie tribu, ma posture de mère et d'épouse n'autorisant pas cette fermeture temporaire, cette voix intérieure qui crie et qui demande une écoute de tous les instants.

Sur la premère page de ce livre de Paule Salomon qui oeuvre en moi depuis quelques jours, " La sainte Folie du couple, apprendre à vivre ensemble":
"les sexes sont peut-être plus parents qu'on ne le croit; et le grand renouvellement du monde tiendra sans doute en ceci: l'homme et la femme libérés de toutes les erreurs, de toutes leurs difficultés, ne se rechercheront plus comme des contraires, mais comme des frères et soeurs,comme des proches. Ils uniront leurs humanités pour supporter ensemble gravement, patiemment, le poids de la chair difficile qui leur a été donnée." citation de Rainer Maria Rilke






jeudi 7 février 2013

Je flo-conne








Je voulais écrire ceci,
puis cela,
je voulais raconter ce moment-là,
cet autre instant,
cette pensée incroyable qui me traversait,
dèjà passée et oubliée,
ces dessins déjà rangés et que je n'oserai publier,
finalement sourire de ce terrible mot répété trois fois
et qui m'était certainement adressé,
mais regardez, il neige!
et tout s'est évaporé dans les flocons.

mardi 25 décembre 2012

12 PETITS MOIS











Il ne nous manque que d'être disponibles à la grâce.
De la lune montante, encore maigre mais à vive clarté, 
à l'aube du jour suivant où tomba brusquement une gelée blanche aussi épaisse que la neige,
du plein midi immobile au couchant rose,
de l'eau claire de la rivière aux arbres nets et complexes,
rien n'a altéré la somptuosité du jour.




La nuit n'est tombée qu'à six heures.
Les jours augmentent:
les douze petits mois de la nuit sont finis.
Il faut entamer le gâteau de l'an. 





Trois cent soixante bouchées. 
A chacune son goût, ses arrières-goûts, ses amertumes, son miel, sa nuit, ses demi-lumières.
Nous monterons lentement vers le zénith de l'an,
de nous-mêmes peut-être, 
vers les solstices du coeur, 
les équinoxes de l'âme où l'équilibre un instant s'installe pour basculer.On dit: chercher Dieu
 mais si c'était lui qui nous cherchait et nous tendait des pièges à travers la chair admirable?
Si l'infini tentant de pénétrer le fini, 
si l'éternel perceptible dans le mortel, cette approche du feu, 
simple approche,
idée qui seule suffit à enflammer, si cela n'était pas rarissime mais multiple
et offert tout au long des jours? 
Pour peu que nous soyons dociles 
il nous serait possible de soulever un coin du voile 
et de comprendre un peu, très peu.







TEXTE:
"Du 26-XII-97 au 6-I-98
Marie Rouanet
Douze petits mois"
ILLUSTRATION:
Christiane Gruaz Dumont

lundi 24 décembre 2012

Alignement

Dessin de Bianca 4 ans


Je ne suis pas fâchée avec Noël,
non,
au contraire,
le tralala a pris place dans la maison,
je parle du sapin, des boules, des anges, des étoiles,
cette année, beaucoup de fleurs,
des jacinthes dans des jardinières,
au bord des fenêtres,
mais ce n'est pas là mon Essentiel.
Ma concentration est absolue.
Je repousse l'encombrement.
C'est dur, très dur ;-)
Il y a l'encombrement des objets,
des vêtements qui ne sont pas ramassés,
rangement, immédiat,
il y a les choses inutiles,
qui dorment depuis longtemps dans la maison,
à la poubelle, (il y a encore beaucoup à faire).
il y a les fêtes et les tentations de Noël,
attention: pigeon, ne pas se laisser prendre par le flot des dépenses,
bon,
le porte-monnaie a tout de même succombé à quelques tentations gourmandes.
Mais dites-moi?
Quelle est cette lumière, cette étoile qui nous appelle?
Celle que nous cherchons,
serait-elle tapie tout au fond de nos coeurs?
Vous la voyez? Vous la sentez? Vous la faites briller?
Pour cela,
j'ai besoin
de calme,
d'intériorité,
d'espace-temps,
pour que l'émerveillement de chaque minute opère.
Ce coucher de soleil hier....
Cette cueillette de végétal pour garnir la crèche de l'église,
hier après-midi, le soleil brillait,
cette lecture de quelques secondes avant le coucher,
ce vin chaud préparé sans l'avoir programmé,
ces cornes de gazelle préparée avec la copine algérienne,
ce silence,
ce rien-faire.
Disponibilité à l'instant présent.
Voilà ce que je cherche, plus que jamais.

Joyeux Noël!





vendredi 26 octobre 2012

Nommer







En ce moment ...

Chercher
regarder
perdre
attendre
ranger
trier
jeter
payer
laver
oublier
se coucher
rêver
se souvenir
se lever
se débarbouiller
se relever


Je m'appuie sur des mots pris au vol,
comme ceux entendu ici:


Passage de la 12ème minute et 27 secondes, l'Atelier du samedi 20 octobre sur France Inter, Daniel Pennac

"Vous ne pouvez pas vous autoriser le luxe du doute permanent;
Le doute bien entendu c'est à la fois une vertu mais c'est en même temps une façon assez sournoise de se poser comme écrivain sur un piédestal.
Douter trop de soi-même c'est vouloir parfaire la statue
donc,
très mauvais...
pour qui te prends tu, pour douter à ce point,
arrête de prendre tes poses de trois quart face à la postérité
fais donc des choses
fais ce que tu as à faire...."

A la 13ème minute et 44 secondes

"Le non désir qui n'est pas le renoncement
le non désir est actif chez moi
Je me rends compte que je suis heureux de quantité de bonheurs qui sont en creux
ça paraît idiot mais disons un truc tout à fait par hasard
je serais vraiment très heureux de ne pas posséder de yacht
très heureux de ne pas posséder trente six bagnoles
très heureux de ne pas exercer tel métier que....
La conscience de ce qui pourrait être pire mais qui est acceptable 
en tant que ça fait le bonheur des autres,
ça me permet déjà de ne pas les envier."
Votre rêve de luxe, c'est quoi, Daniel Pennac?
Ralala, le luxe c'est le silence.



Et,
l'automne, 
propice à une mise en place, 
faire de l'ordre,
dans ma tête,
dans la maison,
chaque petit recoin est visité, 
nettoyé, 
trié, 
surplus évacué, 
inutile jeté.
Quelques mots laissés sur Terre indienne, 
en vrac,
ce geste qui ressemble si souvent à la fameuse
"bouteille jetée à la mer"
pour vous, 
(ou pour moi...?)
ce petit film, déjà montré sur ce blog,
mais de circonstance en ce moment.
J'apprends à accepter le mot
"séparation",
certainement indissociable de 
"détachement".
Les dessins sont complètement inspirés de ce film, 
j'ai eu besoin de m'appuyer sur cela,
aussi sur le paysage environnant qui nourrit mes yeux, 
ces feuilles si légères qui virevoltent et sur lesquelles voyage mon esprit.









vendredi 7 septembre 2012





If you want to become whole, let yourself be partial. 

If you want to become straight, let yourself be crooked. 


If you want to become full, let yourself be empty. 


If you want to be reborn, let yourself die. 


If you want to be given everything, give everything up.


 ~ Tao Te Ching





*traduit  façon-façon ....

Si vous voulez devenir un tout, laissez-vous être partiel.
Si vous voulez devenir droit, laissez-vous être tordu.
Si vous voulez devenir plein, laissez-vous être vide.
Si vous voulez renaître, laissez-vous mourir.
Si vous voulez que tout vous soit donné, abandonnez tout.















vendredi 6 janvier 2012

Légumier








D'abord, les légumes c'est
BEAU.
Et puis, ça se cuisine
BIEN.
Lorsqu'ils sont bien assemblés dans la cuisson, ça sent
BON.













Les légumes, il faut bien l'avouer, c'est plus joli à dessiner que la viande ou le fromage...
Et si j'étais tout simplement peintre végétalienne,
préférant dessiner les animaux bien vivants,
les légumes colorés et pas coupés?
Pour soigner mon organisme,
pour varier les repas,
pour égayer notre table quotidienne,
pour ravir nos palais,
je cherche de bonnes recettes de légumes.
En avez-vous?















Aujourd'hui, j'ai découvert celle-ci:

Velouté de carottes au gingembre
Digestion facile, belle peau


Pour 4 personnes
Préparation: 10 minutes
Cuisson : 25 minutes


Ingrédients : 600 g de carottes; 2 oignons; 1c à s; de gingembre frais râpé; 15 cl de lait de coco; 2 c; à s; d'huile d'olive; sel poivre.


Epluchez et coupez les carottes en morceaux. Pelez et émincez les oignons. Chauffez l'huile dans une cocotte, et faites-y revenir les oignons et le gingembre 2 minutes en remuant. Salez, poivrez.
Ajoutez les carottes, couvrez à hauteur et laissez cuire 20 minutes jusqu'à ce qu'elles soient tendres.
Egouttez en gardant le bouillon. Mixez avec le lait de coco, puis rajoutez du bouillon de cuisson jusqu'à obtenir la consistance souhaitée.


Vous pouvez remplacer le gingembre frais par 1c.àc; de gingembre en poudre. La saveur ne sera pas aussi "fruitée", mais le résultat très typé tout de même. Vous pouvez égtalement remplacer le lait de coco par de la crème de soja.

Référence: Mes petites recettes magiques aux protéines végétales, Anne Dufour, Carole Garnier, Leduc Editions

Bon, je n'avais pas de gingembre aujourd'hui.
Je l'ai remplacé par de la cardamome.
Et puis de toutes façons, je ne respecte jamais une recette à la lettre...
Rebelle, toujours rebelle!


jeudi 5 janvier 2012

Tempête





Une tempête, forte.
La pluie, intense.
Le vent, qui traverse tout.
J'aimerais qu'il neige,
le blanc de l'hiver n'est pas encore venu ici.
Levée de bonne heure.
Préparation d'un thé chaud pour les garçons.
Ecouter les trois enfants autour de la table,
qui papotent en dégustant une tartine pour les uns,
un ananas frais pour l'autre.
Le bus scolaire en emmène deux,
la troisième reste à la maison, au chaud.
Elle ne va pas encore à l'école et finalement, c'est mieux ainsi.
S'allonger, s'endormir,
pour oublier,
le son du vent qui siffle méchamment,
pour rêver encore un peu.
Un luxe que je m'accorde.
Ce matin,
la mère et l'enfant,
voyageant entre l'océan et le ciel.

Je publie chaque jour un dessin, avec quelques mots. J'éprouve ce besoin en ce moment, une façon de laisser une trace entre "moi et moi" pour commencer, le fait de publier me dépouille d'un côté et me nourrit aussi. Je sais que ces petits morceaux imparfaits voyagent. Je les préfère ainsi plutôt que dans une boîte sur une étagère, oubliés. J'aime les laisser partir et s'afficher, fragiles.

mercredi 4 janvier 2012

La vache et le héron



Hier, je roulais dans la campagne.
Bien sûr, tout était gris et pluvieux.
Mais,
il y avait des beaux tons de verts, si-si!
et les arbres se dessinaient dans le ciel
comme des ombres chinoises découpées.
Soudain,
sur la droite,
l'étang qui débordait,
donnait des airs de Camargue aux prés environnants,
Bianca s'est écriée:
"regarde maman, LA MER!!!"
Plus loin, un héron blanc regardait une vache charolaise,
deux ombres blanches dans ce tableau bleu-vert.
J'allais chercher un appareil réflex
qui m'est gracieusement prêté.
Une belle journée pluvieuse en résumé.

Merci pour vos messages, je n'ai pas répondu individuellement, pour ne pas paraphraser vos mots, que j'apprécie vraiment beaucoup. Bonne journée!

mardi 3 janvier 2012

Rythmer





Combien de jours exactement sont contenus dans un an?
Je commence mes journées avec une séance dessin.
Je ne sais pas, devant l'espace blanc, ce qui va se présenter.
La couleur choisie, le pinceau dépose une tache ou une autre.
Aujourd'hui, une pomme, puis trois, puis plusieurs.
Demain?
Mes gammes, accordée sur cette phrase:

"Il faut entamer le gâteau de l'an. Trois cent soixante bouchées. A chacune son goût, ses arrière-goûts, ses amertumes, son miel, sa nuit, ses demi-lumières".

Libellé: Trois cent soixante bouchées.






lundi 2 janvier 2012

Dépouillement




La semaine dernière, je me suis imprégnée du  petit morceau de texte extrait du livre "Douze petits mois" de Marie Rouanet, que Anne** m'avait envoyé l'année dernière. Des petits dessins sont nés tous les jours, quelques traits sans prétention, juste le plaisir de dessiner. Puis le livre, commandé, est arrivé chez moi: "entre le jour de Noël et l'Epiphanie, fête des Rois mages, s'étendent les Douze petits mois: douze jours différents des autres, douze nuits de clarté et de neige. De ce moment d'hiver, Marie Rouanet fait un temps privilégié, celui du dépouillement nécessaire. Renonçant chaque jour à un objet, de ceux qui tissent son univers quotidien, à un symbole, et même à certains souvenirs, elle apprend à s'alléger du poids des choses pour retrouver une sorte d'essentiel, à se séparer pour naître davantage." cit. Couverture.

C'est ce que je fais, de mon côté.
Je me dépouille.
Tiens, par exemple, 
aujourd'hui, je nomme ce que j'ai réussi à faire ces dernières heures, jours:
laisser l'exigence et découvrir la joie de l'imperfection.

dimanche 1 janvier 2012

शुभकामनाएं

















C'est peut-être simplement un code, 
qui nous dit que quelque chose change.
C'est juste un chiffre qui se transforme, 
d'une nuit à un matin.
Entre une date et une autre,
que s'est-il passé vraiment?
Tout.
Rien.
Puisque tout bouge, 
se modifie,
fêter chaque seconde qui nous fait avancer,
vivre,
enfanter,
accueillir,
quitter peut-être.
Mais surtout,
ne pas oublier l'étoile qui nous nourrit,
voilà ce que je vous souhaite:
de garder votre coeur tourner vers elle,
quoi qu'il arrive.

בעסטער וויל
Avanti!
наилучшие пожелания
Andante!
יאללה
يالا
Hãy hạnh phúc
Be happy!
शुभकामनाएं,
Feliz Año nuevo
Best wishes,
τις καλύτερες ευχές μου
Meilleurs voeux à vous, 
chers voyageurs de la blogosphère.
Merci pour vos visites chaleureuses sur terre indienne.



samedi 31 décembre 2011

360 bouchées












Il faut entamer le gâteau de l'an.
Trois cent soixante bouchées.
A chacune son goût, ses arrière-goûts, ses amertumes, son miel, sa nuit,
ses demi-lumières.
Nous monterons lentement vers le zénith de l'an,
de nous-mêmes peut-être,
vers les solstices du coeur,
les équinoxes de l'âme où l'équilibre un instant s'installe pour basculer.

"Marie Rouanet, douze petits mois"
du 26.XII.97 au 6.I.98

vendredi 30 décembre 2011

Crescendo



La nuit n'est tombée qu'à six heures. 
Les jours augmentent: les douze petits mois de la nuit sont finis.









"Marie Rouanet, douze petits mois"
du 26.XII.97 au 6.I.98







jeudi 29 décembre 2011

Jour




Du plein midi immobile au coucher rose,
de l'eau claire de la rivière aux arbres nets et complexes,
rien n'a altéré la somptuosité du jour.


"Marie Rouanet, douze petits mois"
du 26.XII.97 au 6.I.98





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