dimanche 15 avril 2012

Musique de chambre

Nu Féminin - Encre et couleurs sur papier, environ 1955
de Lin Feng-mien
peintre chinois né en 1901 dans la province de Koang-tong au sud de la Chine

Je suis une femme de 49 ans. J'ai mis au monde naturellement notre dernier enfant il y a quatre ans,  une semaine avant mon 45ème anniversaire. Cette petite fille est arrivée à un moment inattendu, probablement le meilleur pour elle. Mon parcours s'est souvent dessiné comme cela: des situations décalées, hors-norme, comme si mon inconscient cherchait à me dérouter, à me faire sortir du cadre. Il y a quelques jours, alors que j'étais enrhumée, grippée et souffrante, ma fille de quatre ans m'a dit, "Ne t'inquiète pas maman, ça va bientôt aller beaucoup mieux". Je lui ai demandé pourquoi. Nous étions à table, elle a répondu avec beaucoup d'aise, comme si nous étions deux vieilles copines déjeunant au café du coin   "parce que tu es vieille" .... et alors? lui ai-je demandé "pourquoi cela devrait-il me soulager?" "eh bien, continua-t-elle tout en avalant un morceau de pomme de terre poêlée, tu vas bientôt mourir". J'ai ri, elle aussi, à gorge déployée, puis j'ai souri longtemps, sincèrement. Je ne m'attendais pas à réagir avec autant de légèreté. Elle l'a dit de façon particulièrement gaie, affectueuse, naïve aussi, comme si elle m'annonçait une très bonne nouvelle. Prise à mon propre piège, car je dis si souvent que je suis une vieille maman, un peu pour m'entendre dire le contraire de mes aînés, qui ont compris ma coquetterie et tiennent, pour le moment, à me rassurer. Au sujet de la mort, lorsque nous l'évoquons, que ce soit pour mon beau-père ou un ami qu'elle n'a pas connu, je lui réponds très calmement, parfois trop légèrement, évitant de prendre un visage sérieux ou triste pour évoquer ce sujet. Je lui dis qu'il ou qu'elle était très âgée ou très malade. Je comprends ainsi que pour elle, évoquant ma fin prochaine comme un soulagement possible à mon état grippal, la mort serait une solution passagère et peut-être utile, sans gravité ni danger pour son existence. Il y a bien sûr quelque chose de juste et de troublant dans cette observation.....     Je ne laisse pas de mots trop personnels sur ce blog, contrairement au précédent. Je montre quelques éclats de lumière, une ouverture de diaphragme sur un instant, un trait ou deux immortalisés sur un petit papier en quelques secondes. J'ai pensé que c'est cela que je pouvais offrir de mieux aux vents et marées de la toile, une aire de repos, légère comme une brise.  Je ne suis pas encore en travail, celui qui m'attend dans l'atelier, des peintures, des dessins qui auraient une évolution quotidienne, organique, un travail qui suivrait véritablement le processus de création. Parce que je viens de fêter mon anniversaire le 4 avril dernier, j'avais envie d'en dire un peu plus aujourd'hui, d'une mise à nu. Ne plus parler de soi, c'est reposant, moins envahissant, plus humble mais comporte un autre danger: celui de se cacher, de fabriquer un masque ou d'esquiver, de se fuir peut-être? Quelque chose a changé. En mieux. Il y a toujours, en surface, des tristesses. Je ne crois pas au bonheur lisse ni à l'état de joie permanente. J'aime la mélancolie, en alternance avec d'autres sentiments plus joyeux, la gamme sans elle serait incomplète, besoin de la note mineure pour mes compositions. La colline où je vis ne me préserve pas des soucis de ce monde, elle me renvoie aussi très souvent à mes limites intérieures, pas de fuite possible ici:  je est devant moi.  Ou moi devant je. Je n'ai pas encore décrypté laquelle est laquelle. Or, même si cette mélancolie est là, de plus en plus apprivoisée, j'ai maintenant accès quand bon me semble à mon jardin intérieur puisque j'ai retrouvé la clé. Et ce jardin est vraiment très beau. J'aime m'y promener, l'admirer, le respirer. Les nuages du monde extérieur essaient parfois d'y pénétrer. Je les laisse car je sais que les pluies qu'ils vont laisser sur leur passage sont des irrigations nécessaires, un arrosage passager. Je ne crains plus les orages. Dans ce jardin, il y a le jour ensoleillé, les nuits étoilées, des fleurs qui naissent puis meurent, laissant la place pour d'autres épanouissements, il y a de la musique et du silence, il y a des rencontres que j'ai intégrées comme une fraterie dans mon architecture personnelle (des textes, des livres, des auteurs, des peintres, cinéastes, chorégraphes, des gens qui ont vécu avant moi mais qui me parlent à travers leurs écrits ou leurs oeuvre) et des retrouvailles (aujourd'hui, Alberto Giacometti), il y a des souvenirs, ceux de mon enfance, avant le Tsunami qui a dévasté la relation familiale, celle de mon origine.  Je suis une femme de 49 ans qui a retrouvé son coeur d'enfant, vous savez, celui que très peu d'adultes savent voir, même lorsqu'on est petit, celui qui n'a pas sa place dans les écoles, celui qui disparaît à l'adolescence lorsque le monde des apparences devient important, encore plus à l'âge adulte, lorsque la quête matérielle prend le pouvoir. Et puis il y a cette nouvelle famille qui m'habite, celle du coeur, les relations tissées au long de ma vie, les voyages, les visages qui restent gravés dans ma mémoire, les sourires, les mots bienveillants que certains m'ont offerts. Je suis née dans un petit pays, une ville suisse au bord du lac Léman. J'ai traversé des frontières, d'est en ouest, du nord au sud, d'ouest en est, pour qu'elles explosent, je voulais être citoyenne du monde. En moi, cela est accompli, même si aucun papier officiel ne peut en donner la preuve. Mon passeport est périmé depuis longtemps, ma carte d'identité également, la carte d'autorisation de séjour française me convient, pour le moment, un état temporaire qui dure depuis 15 ans, depuis que j'ai quitté mon pays d'origine et que je me suis mariée à un français. La nationalité de ce nouveau pays ne vient pas d'office et je ne suis pas prête à affronter la procédure administrative. Je suis une femme de 49 ans avec des kilos en trop, surtout du côté de mon ventre, mais lorsque je pense que c'était là la maison de mes enfants - huit grossesses, trois enfants-  je le regarde avec beaucoup de joie et de tendresse. Mon visage se transforme, les traits s'affaissent petit à petit, j'aimerais qu'il soit plus souriant, qu'il reflète mieux mon jardin intérieur. Ma peau a souffert parfois, à différentes périodes, cet organe a manifesté sa peine par des éruptions qui ont laissé quelques traces qui aujourd'hui me font sourire. Je la soigne quotidiennement avec des huiles naturelles, noisette, jojoba, noyaux d'abricot, et je la sens revivre au fil des ans plutôt que se flétrir. J'ai beaucoup de grains de beauté, dont trois sur le visage, un à droite de l'aile du nez, les deux autres dans le bas du visage. Ces grains sont devenu vilains et verruqueux et, lorsque je les regarde trop attentivement, me font penser à ceux d'une méchante sorcière. Je songe à les faire enlever, ou pas (?), car des cicatrices certainement les remplaceraient. D'autres jours, je suis surprise de voir que je pourrais les aimer, les accepter, comme une constellation bienveillante.... Je suis une femme de 49 ans qui aime les arbres et la lumière, le ciel et le vent, les animaux, tous, mais de plus en plus attirée par les sauvages, qui aime les humains mais pas trop souvent, parce que, à leur contact, je me fatigue beaucoup. Je me ressource dans la solitude que je passe au milieu de l'espace sauvage qui entoure notre maison ou dans des activités sans paroles, une balade à pied ou à cheval, bien que trop rarement disponible pour cela, la danse, le tango argentin hebdomadaire avec mon mari depuis quelques mois et, depuis peu, le tai-chi dans un groupe à 10mn en voiture de notre lieu d'habitation.  Mère au foyer sur une colline isolée peut apparaître, dans votre imaginaire, comme quelque chose d'idéal, ou de très ennuyeux pour d'autres, idyllique pour certains, que sais-je encore. Ma vie est principalement débordante de tâches domestiques et de fatigues liées à l'éducation de trois enfants. Je dégage quelques rares instants de respiration dans mes journées, comme d'autres femmes le font dans un autre cadre, pour me consacrer à cette petite fenêtre, à un instant de photographie ou de dessin, peu de temps pour la rêverie somme toute.... J'aimerais que, un jour,  mon expérience et mon parcours puissent trouver une place parmi mes semblables, au travers d'une activité professionnelle, quelque chose qui me permette de transmettre, de vérifier aussi que ce chemin avait un sens, une place dans ce monde.  Je suis une femme de 49 ans et je vous remercie d'être passé par ici. 



Autoportrait  matinal...






Merci à Chri, chez qui j'ai découvert cette musique dans sa playlist,
 kora et violoncelle, musique de chambre

41 commentaires:

  1. Vous ne nous proposez pas que de jolis dessins, ni, seulement de jolies images.

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  2. Peut-être que, l'envie de confier mon âge, de le dire en mots, ce besoin non assouvi me donnait une curieuse impression sur mes propositions. Votre remarque m'interpelle et pose question, vais-je laisser ce billet?

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  3. Je laissais entendre : "... de profondes confidences, aussi..."

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  4. Oui Chri, j'avais bien compris, (et, en me relisant dans les billets précédents, je réalise cela...) c'est pourquoi je me demande si je n'ai pas dit un grand n'importe quoi, comme si ma vision était parfois amnésique. Mais je laisse ainsi, c'est un instant d'écriture après tout, qui fait partie de mon jardin. Merci pour vos mots et bonne journée!

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  5. Tu es magnifique... Quel billet émouvant qui respire la simplicité et la richesse de l'âme. J'aime venir me ressourcer et respirer un grand bol d'air pur chez toi.

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    1. Merci pour tes mots Dany, pas facile à écrire tout ça, mais il le fallait.... Qu'il soit bien accueilli me ravit. A bientôt!

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  6. Très beau texte Christiane... L'enfant qui est en toi est d'une grande richesse, tu es d'une grande richesse ! Bises.

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    1. Bises Alise, et merci pour ta présence et ton accueil.

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  7. Tu es courageuse.... Ce n'est pas si simple de dévoiler et de prononcer son âge. De l'assumer en quelque sorte.

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    1. Courageuse ou inconsciente.... ;-)
      Non, je plaisante, je voulais en parler depuis longtemps, car il est temps de dépasser ce "détail": l'âge... que signifie-t-il au juste? Je me sens plus légère d'avoir écrit un peu sur cela.

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  8. Un bien beau billet... sensible et profond... merci pour ce beau cadeau !

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    1. Merci pour ta visite et ton amitié, depuis longtemps déjà...

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  9. Très beau texte et très beau billet. Titre, tableau, photo, mots, tout s'accorde et va droit au coeur. J'aimerais dire bien des choses: l'image du courage que tu me donnes, de la sincérité, l'impression que ce texte a coulé de même qu'il a été mûri, longement. Mais au fond, c'est cette phrase que j'ai envie de te donner: "Man kann sich nicht niederschreiben. Man kann sich nur häuten." Je ne sais pas si tu parles allemand, ni même si tu supportes cette langue, j'espère que je ne te dérange pas en la mettant ainsi. Je suis piètre traductrice, mais au cas où je fais une tentative. Max Frisch dit: "On ne peut pas se mettre par écrit. On ne peut qu'ôter ses peaux." (je rajouterais: peu à peu, pas à pas, comme on pèle un oignon, non sans verser des larmes). C'est ce que ton texte m'a évoqué. Un profond merci!

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    1. Waouw! Non, ça ne me dérange pas du tout, j'aime beaucoup cette langue, la parlait très bien, mon premier amour fut un jeune Jochen Engel (qui signifie "ange" comme tu le sais...) lors d'un séjour à Stuttgart, ma grand-mère maternelle est à moitié allemande, mais je n'aurais pas su traduire cette phrase car j'ai perdu la pratique. Citer Max Frisch est un honneur et un cadeau, merci Jeanne et ton message me fait penser que j'ai finalement bien fait d'oser me "déplumer" un peu.

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  10. Chère Christiane, ce texte est tellement beau, tellement profond et léger en même temps. Se dévoiler n'est pas chose aisée, mais tu as su le faire avec pudeur et élégance, en toute simplicité.
    Il est des choses difficiles à assumer, à prononcer à haute voix, mais quel bonheur quand on arrive à le faire!
    Flou, mise au point, net. Quel chemin.
    Je le re re re dis, tu es une très belle femme, dans tous les sens du terme.
    Besitos

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    1. J'ai beaucoup hésité, avant de le publier.
      Merci pour tes mots et ta chaleur. Besitos, muchos!

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  11. Merci Christiane, merci pour ce partage si précieux. Des petits moments de bonheur et un fil qui tisse jour après jour de l'amitié.
    Je relis Virginia Woolf avec mon regard de 52 ans ... et c'est si différent "La promenade au phare".

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    1. Merci à toi, Evelyne, et je vais découvrir cette promenade au phare dès que possible. Je savais que nous avions beaucoup de point communs!

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  12. J'ai commencé à te lire, puis je me suis relevée, j'ai eu envie de me préparer une tasse de thé. Je suis revenue à tes mots avec un très bon thé vert.
    Je te lis depuis... je ne sais pas... mais je sens aussi ton regard plus posé, sur ton passé mais avant tout sur toi-même.
    Il y a des idées qui me sont venues en te lisant, et qui se sont envolées... ce n'est pas grave; il y a du partage. Je t'embrasse Christiane.

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    1. Cela me plaît beaucoup, cette image de quelqu'un qui va se faire un bon thé pour venir lire attentivement. Tu me lis depuis longtemps (merci pour cette amitié) et tu as raison, tout est plus calme.
      Je t'embrasse aussi Sarah!

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  13. Je suis une femme de 49 ans et j'ai lu tes confidences.Je crois n'avoir pas tout à fait le même tempérament que toi mais j' J'ai admire ta sincérité, partagé certains de tes constats, compris quelques unes de tes interrogations. Tu as une capacité d'introspection rare, une sensibilité precieuse. Je suis une femme de 49 ans et j'ai aimé ce que tu as écris.

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    1. Pas besoin d'avoir le même tempérament pour se comprendre, tu vois, on s'entend très bien, manque plus que le voix, mais ça, je l'ai déjà souvent dit, sera encore une étape à franchir, pour moi, une frontière à traverser. Je prends des forces pour y parvenir. Merci à toi, Spiruline, pour ton attention à mes mots.

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  14. Je t'ai lu et je te relirai - je te relierai -
    je t'ai lu avec des picotements dans les yeux
    et ... beaucoup d'émotion
    la beauté me rend souvent triste
    la beauté me rend souvent heureuse aussi ...
    merci Christiane !
    des bisous

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    1. Bisous, Mamou d'amour, tristesse et joie ont la même source: la vie.
      Et toi, tu es bien vivante, pas aigrie et toute réceptive, un bel exemple!
      Bises!

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  15. Comme tu es belle! Et pas seulement sur la photo. Dans tes mots, tes confidences. Ton texte me touche tant. Dès les premiers mots (moi aussi je suis une vieille maman!). J'admire ce que tu saches ainsi écrire aussi simplement ce qui est si difficile.
    Merci pour billet.

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    1. Je ne te savais pas "vieille maman", et oui, cela est parfois difficile, surtout le regard des "jeunes mamans" qui parfois nous le font sentir inconsciemment et maladroitement... ou simplement parce qu'il y a un décalage entre elles et nous. Peut-être aurons-nous la chance, un jour, d'en parler de vive voix?
      Merci Amélie, pour tes mots sensibles et plein d'enthousiasme à mon égard! J'avoue que ça fait du bien.

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  16. Une femme de ** ans qui laisse parler son coeur d'enfant... Merci chère Christiane, de nous dévoiler la facette spleenétique de ton Coeur toujours aussi vulnérable

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    1. Mon plaisir aussi, celui de me laisser voir par des âmes amies.
      Merci à toi, pour ton regard bienveillant.

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  17. Très jolie cette balade au creux de ton être, au détour de grains de beautés..
    J'ai 42 ans, bientôt 43, j'ai mon passeport et carte d'identité périmés aussi, après de nombreux voyages, notamment 5 ans aux Etats Unis, je me laisse vivre, couler, sans grandes eaux ni grands heurts, juste parfois mélancolique, mais pas triste, foncièrement sereine, même si fréquemment fatiguée.. Un enfant de 14 ans atteint du syndrome de la Tourette, pour qui je "bataille" dur pour une vie de paix malgré tout, une vie de célibat entourée de mes deux chats, de mes jeunes au boulot.. Deux vies, des similitudes d'âme..
    Voilà, je me suis présentée.parce que j'aime bien ici.. Ah oui : je suis issue d'une petite île bretonne même si je vis dans le sud..

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    1. Bienvenue Ella B, j'avais vu ton nom déjà dans les autres blogs. Je vais de ce pas aller te visiter.
      Merci pour ce partage très généreux!

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  18. Comme Sarah, je suis allée me faire une tasse de thé pour revenir te lire vraiment.

    Tes billets sont vraiment magnifiques. Celui-ci dans lequel tu dis-donnes de toi, les autres dans lesquels tu montres-donnes de toi à travers tes dessins, tes choix de textes, tes photos. Pfiou, ce que c'est chouette que tu sois là !

    Beaucoup de ce que tu dis me touche. Le temps qui file, la question de l'enfantement à ce moment-là de sa vie, la solitude, la recherche, le regard des autres, les blessures avec lesquelles se construire mais qui, même des années plus tard, peuvent encore faire souffrir...

    Que tes 49 ans te portent, que tes années construisent ta vie, que le temps te soit léger, c'est ce que je te souhaite. Joyeux Anniversaire chère Christiane !

    La zébrée qui t'embrasse bien fort !

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    1. Ce que tu as écris, bien sûr, me fait du bien, m'enveloppe de quelque chose de précieux et je suis heureuse que tu sois la première à me souhaiter un heureux anniversaire suite à ce billet qui m'a demandé un certain courage!
      Merci à toi d'être là!

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  19. Je passe tard, très tard (1 heure du mat ici) mais j'ai bien, je t'ai eu pour moi toute seule. Des portraits je préfère le premier, le flou. Parce qu'imaginer est tellement plus sexy, parce que ne pas se voir c'est encore beaucoup plus d'espoir, de possibilités de se croire jeune, plus âgée, différente, transformée. La loupe grossit les défauts, le flou atténue les peines. Ils te vont bien tes 49 printemps, j'espère sincèrement porter les miens aussi bien un jour. Parce que seuls les plus chanceux d'Entre nous y passent. LEs autres sont déjà partis, et ne peuvent plus voir leurs grains disgracieux.
    Tu les vois : alors tout va pour le mieux!

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  20. Quel beau texte…!
    Et quelle belle personne…!

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    1. Merci!
      J'avais vu le commentaire en son temps, envie de répondre aujourd'hui.

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  21. Souvent le temps et l'envie me manquent pour lire 4 ou 5 lignes sur un blog. Etrangement sur le tiens, je lis aisément les dizaines de lignes que tu nous livrent parce que tu as une façon de raconter, de te raconter tellement unique. C'est un don précieux et tu arrives ainsi je pense à rejoindre le coeur et l'âme de tant de femmes. Mettre en mots ce qui parfois est maux et le rendre publique ne doit pas être facile. C'est une forme de courage. Mais je pense que ce qui est parfois dit, écrit, publié aide à voir le chemin parcouru. J'ai beaucoup de joie à venir dans ton délicat univers.

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    1. Je suis bien sûr touchée par tes mots. C'est vrai que ce n'est pas facile. Lorsque je publie, je suis dans un état particulier qui me permet de le faire, sinon, je n'oserais pas je crois.
      Au plaisir de te relire ici.

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  22. Ton texte est très bue et touchant... Je trouve pleins de similitudes, la mélancolie, le passeport périmé avec juste la carte de séjour de 15 ans et aucune envie de faire des démarches pour la nationalité, les enfants, les grains de beauté... Je suis rassurée.

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    1. et le même signe chinois je crois: le chat!
      Merci Olga! A bientôt!

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  23. Pardon, je voulais dire, ton texte est très Beau.

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