mardi 30 septembre 2014

Pêle-Mêle










Je lis, beaucoup.
Je réfléchis, trop.
J'agis, peu.
Je marche, souvent.
Je cherche, tous les jours.
Je me perds, je me trouve.


Quelques instants passés au bord d'un étang dans le Morvan.
Atelier Land art par une artiste, animation pour parents-enfants,
Au retour, je fais deux petits dessins. (inspirés du lieu et de la photographie ci-dessous)







Bianca, les voyant, se remémore l'instant passé au bord de l'étang et se précipite pour réaliser cette petite merveille qui me rappelle les miniatures persanes.
































Pssst, je ne suis plus trop sur les blogs, mais je vais tous les jours, un p'tit peu, sur facebook... Si vous avez un compte là-bas, on peut devenir des z'amis !   https://www.facebook.com/chg.dumont

samedi 2 août 2014

Marguerites I




Détail


Détail



Détail




Huile sur toile 81 cm x 100 cm

Dans l'atelier













lundi 20 janvier 2014

Absence




























La peinture grand format n'est plus là, ce panneau de bois peint depuis 4 mois a été découpé en 8 morceaux.
Il est passé par plusieurs stades, des bleus, des verts, il a été griffé, creusé, blessé puis caressé de fines couches de peintures à l'huile, il a été calme, tourmenté, extrêmement lumineux puis éteint, il m'a fait comprendre que 18 ans ont passé depuis la dernière grande toile, bleue elle aussi, il m'a montré que ceci est derrière et qu'un travail nouveau est demandé, il faut prendre le fil du début. Les grands blessés ré-apprennent à marcher, et c'est ce que je vais faire, des petits pas de ré-éducation, les gammes de première année, la base. Je travaille en profondeur ce "retour d'exil" et je ne peux plus écrire ici comme avant.

Merci pour vos mots déposés, à celles et ceux qui viennent encore ici malgré mon absence dans la blogosphère. Je ne vous oublie pas!


lundi 25 novembre 2013

Dans les bras de Morphée



Il est 7h00. Elle ne pense pas encore à toutes ses tâches quotidiennes, ou peut-être que si, une odeur de déjà vu avant même d'avoir quitté le lit. Elle se retourne, se replie au creux des draps, s'enveloppe de la douceur de la couverture soupire et se rendort.
Il est 7h30. Elle se lève enfin et se dépêche. Quitter la chaleur de la couette, descendre les escaliers, les chevilles endolories qui lui rappellent ce qu'elle a fait la veille. Deux de ses trois enfants partent. Ils ne l'ont pas dérangée dans son sommeil. Ils connaissent cet état particulier des matins difficiles de leur mère. La petite dort encore. Elle va dans la cuisine, allume la gazinière, remplit la casserole d'eau filtrée, la pose sur le feu, elle veut se préparer un thé, évite de penser que aujourd'hui, il n'y aura certainement pas d'espace pour....
cette heure de marche 
cette heure de dessin 
cette heure de montage-film 
cette heure de toi et moi.
Il est 08h15, elle téléphone à l'école maternelle pour excuser l'absence de sa fille qui a mal dormi vous savez, oui, elle tousse un peu, non, elle n'a pas de fièvre.
Il est 08h30. Elle veut réchauffer son thé qui s'est refroidi depuis l'instant d'avant. En se levant de sa chaise, elle sent sa jambe droite qui crie, en souvenir de trois heures dansées la veille, sur des talons aiguilles, quelle drôle d'idée, quand on mesure déjà 1m73 et qu'elle ne porte jamais de talons hauts. Le tango argentin se danse comme ça? Vraiment? Tu pourrais porter des baskets plates la prochaine fois? lui dit la jambe gauche.
Il est 09h00. Elle sort de la maison pour aller vers l'atelier. Elle veut voir cette peinture qu'elle essaie d'accomplir depuis plus d'un mois, un grand format qui sèche dehors, qui reçoit la pluie, le vent, tombe parfois sur l'herbe, s'imprègne de la terre, oui, c'est voulu vous savez, c'est un travail pictural, oui, un dialogue entre les éléments, le support, les pigments, ses mains et son esprit. Ce que ce sera? Elle ne sait pas... Elle soulève la peinture qui s'est écrasée sur ce sol, devant la porte de la petite cabane qui lui sert d'atelier.  Depuis cinq jours, sous le poids de la neige, impossible de la déloger. Non. L'alchimie n'a pa seu lieu. Elle ne valide pas le résultat. Le vent glacial approuve que aujourd'hui n'est pas le jour. Elle retourne dans la maison. Elle voudrait faire ceci et cela, travailler son coup de crayon, continuer d'assembler des images et des sons, écrire le texte. Elle voudrait que la maison soit nette. Elle voudrait que tout s'allège mais ses paupières sont lourdes. Elle retourne à la cuisine faire la vaisselle de la veille. Puisqu'elle a dansé, elle n'a pas lavé. Elle pense à ce stage et ces mouvements ondulants, ces gestes faits sans joie finalement. L'apprentissage et ses peines. Répéter une succesion de pas qui ne viennent pas de l'intérieur.   L'autre jour? Oui, je me souviens lui dit son coeur, c'était différent cette danse avec un homme qu'elle connaissait à peine, cet instant où les gestes étaient placés et accordés, sans paroles, simples et fluides, avec la musique. Aucun attachement à la personne, juste un instant d'harmonie.
Elle quitte la cuisine, elle quitte la vaisselle, elle coupe la ligne du téléphone, elle ne regarde pas quelle heure il est de ce côté-ci de la planète terre, elle retourne se coucher, malgré la lumière du soleil maintenant levé qui illumine la vallée et la chaîne montagneuse en face de sa fenêtre. 

Oui, c'est une belle journée froide qui s'annonce.


*Le dessin est de Bianca
 

mercredi 13 novembre 2013

Vertige

Mémoire...

Un petit air d'accordéon,
une pinte, c'est ainsi qu'on nommait ces endroits étranges,
une bière,
ou plutôt du vin, rouge ou blanc,
de la Pomme ou du Génépi,
de la fumée de cigarette,
les yeux piquaient,
les hommes buvaient,
le pif tout rouge,
l'oeil perdu,
ils parlaient tout seuls,
des femmes riaient,
se laissaient entraîner dans la danse.
A certaines tables,
des groupes discutaient, vivement,
échanges politiques,
opinions controversées.
Le monde tourne,
les pintes existent-elles encore?
j'ai trouvé la réponse ICI
et ICI où le nom de mon ami Jean-Claude est évoqué...

et moi je m'égare, je m'égare, oulala, je m'égare...


les dessins sont de Bianca.

















jeudi 24 octobre 2013

J'apprends à être...




Premier transfert *

Automne
feuille
orange
couleurs
forêts
herbes
champ
ciel
vent
son
image
montage.

J'apprends à filmer.
à monter les images avec du son.
à télécharger un logiciel, puis un autre.
Autodidacte, je galère pas mal...
Je suis apprentie,
depuis toujours,
j'apprends quelque chose,
ceci ou cela,
J'apprends à être.


En attendant de montrer mon film qui parle d'exil, j'ai monté une petite séquence récréative pour me donner du courage.







Deuxième transfert**


*+léger   -bonne qualité
** + lourd  +qualité (?)

samedi 5 octobre 2013

De l'autre côté

Sarah Moon, from Coincidences 2001, Two Girls with Necklaces, 2001.











L'atelier de Sarah Moon ICI
France Inter
A la 11ème minute et 56 secondes:

L'opportunité a fait que j'ai eu envie de passer de l'autre côté
J'ai commencé en photographiant mes collègues mannequins
A trouver un écho entre moi et le monde
A essayer de prendre cet écho et de le...
oui, c'est une résonance

Une feuille de contact
une bobine de 36 poses
C'est Le Journal d'un photographe

Depuis 20 ans, je fais presque toujours la(es) même(s) photo(s).
Une photo de mode
Une robe, une femme
ou plutôt 
une femme une robe
dedans
dehors 
debout
assise
plus près 
plus loin
A l'ombre ou au soleil
l'été l'hiver
peu importe

Je pense aux femmes blondes dans certains vieux films allemands que j'ai aimés et de nouveau je suis entraînée et tout au long de la journée on se raconte des histoires qui ne seront jamais tournées, juste effleurées.




vendredi 4 octobre 2013

L'aube enchantée





Je vais bien. L'Ecriture n'est pas habituée à dire simplement cela. Elle s'est souvent mise en quatre, en huit, en seize, c'est joli les chiffres, pour la Mélancolie ou l'Inquiétude. J'admire les textes et les images, créations textiles, poésie des amis blogueurs ou facebookiens... ah, important, de leur laisser un mot, pour qu'il le sache... ça sert à ça aussi, l'écriture. Mais il y a le monde au-delà/sans/loin de l'écran, heureusement. Je me promène et je tombe en amour de ces lumières automnale, la brume matinale au fond de la vallée, la lumière dorée des après-midi ensoleillés et voyez comme mes mots sont pauvres pour le dire.  Je regarde les dessins de mes enfants, Bianca qui est encore dans l'innocence du trait et Noé qui commence à avoir un sacré coup de crayon. Face à tous ces talents, ma foi, je me sens toute scrogneugneu. Alors je filme, comme si je peignais, des petites séquences de cette vie qui passe ou de ce temps que je traverse. Je pense aussi à Matisse qui disait à ses élèves que pour peindre, il fallait commencer par se couper la langue.

J'oubliais.... tous les soirs je danse!




Dessins de Bianca que j'ai "colorisé"...


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